Mercredi 23 octobre 2019 | Dernière mise à jour 12:13

Sommet du G7 Les premiers opposants plantent leurs tentes

Près de 10'000 manifestants devraient venir s'installer à quelques encablures du G7, qui se tient cette année à Biarritz dans le sud-ouest de la France.

Vidéo: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Anticapitalistes, défenseurs de la planète, altermondialistes et autres opposants au G7 ont commencé lundi à se rassembler dans leur quartier général d'Urrugne, à 20 km de Biarritz, où s'ouvre samedi le sommet du G7. Ils promettent une semaine d'actions pacifiques.

Les premiers militants sont arrivés dès le matin sur les lieux du contre-sommet et ont commencé à installer le «camp de vie» qui devrait accueillir entre 5000 et 10'000 personnes, selon les organisateurs.

Loin des zones urbaines et ultra-touristiques, le QG des opposants est installé dans un ancien centre de vacances Nestlé, aujourd'hui désaffecté. Ils ont investi les quelques bâtiments au milieu des champs de cette commune basque quasi-rurale entre Saint-Jean-de-Luz et Hendaye, située au bord de l'Atlantique, le long de la célèbre route de la Corniche.

Plus de 200 intervenants

«On installe les infrastructures nécessaires, c'est-à-dire des douches, des toilettes, le camping et des cantines pour pouvoir nourrir des milliers de personnes. C'est un camp collaboratif basé sur l'autogestion», explique Bertrand Lataillade, l'un des responsables, au nom de la plateforme locale d'opposants baptisée «G7 Ez» («non au G7» en basque).

Lundi matin, ils sont quelques dizaines à prêter main-forte pour monter chapiteaux et autres scènes. Le gros des troupes est attendu mardi, alors que le contre-sommet sera officiellement lancé mercredi matin par des conférences et des ateliers dans les villes voisines d'Hendaye et, côté espagnol, Irun. Plus de 200 intervenants pour 40 conférences et 50 ateliers sont annoncés pendant trois jours.

«Tout ça se passe dans un cadre très organisé, négocié avec les autorités. En fait, on nous autorise à faire un contre-sommet», affirme Danielle Mesplé, bénévole en charge de l'accueil et membre du syndicat Solidaires. Et la militante d'assurer que tout sera fait «pour que les choses se passent bien».

Promouvoir «un autre monde»

Non loin, le coin restauration s'organise. C'est là que plusieurs milliers de repas seront servis chaque jour, par plusieurs cantines différentes. «Il y a des Suisses, des Belges, des Ariégeois et nous, des Bretons», explique Dominique, l'un des bénévoles.

Avec leur cantine baptisée «Nourrir la grève», les Bretons sont rompus à l'exercice. «On fait à manger pour des luttes locales autour des chez nous, à la zad de Notre-Dame-des-Landes ou sur les piquets de grève, donc on est équipés pour ce genre de moment, pour nourrir tout le monde», explique le bénévole.

«Nous, on veut faire la promotion d'un autre monde et on veut présenter des initiatives, des expériences qui fonctionnent, et des témoignages sur les façons de consommer pour réduire drastiquement, par exemple, la consommation d'énergie», précise M. Lataillade. Un espace consacré à la lutte des «gilets jaunes» est notamment prévu et des militants de toute l'Europe sont attendus à Urrugne.

Pas de confrontation

Du côté des mobilisations, le 24 août, jour du lancement du sommet des chefs d'Etat à Biarritz, une grande manifestation s'élancera d'Hendaye pour rejoindre Irun.

Le lendemain, des actions «d'occupation des places publiques» auront lieu dans sept communes limitrophes de la cité balnéaire. «C'est la zone arc-en-ciel qui viendra encadrer les puissants à Biarritz [...] On veut montrer à ces sept chefs d'État qu'ils sont tout seuls», lance Bertrand Lataillade.

Quelques jours plus tôt, les opposants avaient assuré qu'ils agiraient avec «calme et détermination». «Nous ne dégraderons rien, nous ne participerons pas à la surenchère. Nous n'entrerons pas en confrontation avec les forces de l'ordre et s'il y a des violences répressives nous opposerons des techniques de résistance non-violentes», avait déclaré Aurélie Trouvé, représentante d'ATTAC de la plateforme «Alternatives G7», à l'origine des mobilisations. (ats/nxp)

Créé: 19.08.2019, 15h31

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.