Vendredi 5 juin 2020 | Dernière mise à jour 21:33

Aide humanitaire Le président du CICR en visite en Syrie

Neuf ans après le début du conflit syrien, Peter Maurer s'est rendu à Damas mardi afin de mieux répondre aux besoins d'une population durablement marquée par la guerre.

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Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer est en Syrie, alors que le conflit a démarré il y a 9 ans. Il est arrivé mardi soir dans le pays, où un cessez-le-feu vient d'être lancé par la Turquie et la Russie à Idlib.

Ne pas «oublier» les déplacés

Ce déplacement est mené à «un moment crucial», a estimé le président du CICR sur les réseaux sociaux. Il a déjà rencontré les dirigeants du Croissant-Rouge local pour évaluer comment améliorer la réponse face aux besoins «énormes» qui affectent la population. Il doit discuter également avec les autorités et certains des millions de Syriens qui reçoivent une assistance humanitaire.

Au total, environ 12 millions de personnes sont réfugiées ou déplacées. Mardi, le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Filippo Grandi avait appelé à ne «pas oublier» ces Syriens. Malgré l'aide apportée par plusieurs pays, «davantage» doit être fait, a-t-il ajouté. Ces dernières semaines, les affrontements à Idlib avaient notamment contraint près d'un million de personnes à fuir dans d'autres zones du nord-ouest du pays.

Mercredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé de son côté que 470 personnes étaient décédées entre 2016 et l'année dernière dans des centaines de raids contre des centres de santé. Et environ deux tiers de ces victimes et près de 70% de ces violences ont été observées dans les différentes régions du nord-ouest du pays.

Appel aux Chambres fédérales

De son côté, Handicap International (HI) a à nouveau appelé mercredi les parlementaires suisses et la population à demander au Conseil fédéral de s'associer à une déclaration politique contre les armes explosives dans les zones peuplées. Celles-ci ont détruit ou endommagé des infrastructures civiles comme des camps de déplacés, des écoles, des centres de santé ou encore des hôpitaux.

Selon une ONG, dans ces violences, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées ou blessées, dont l'immense majorité sont des civils. Des millions de personnes sont exposées à la contamination par les restes explosifs de guerre, dit l'ONU.

Plusieurs réunions ont eu lieu ces derniers mois sur la question des armes explosives en zones peuplées. Une conférence est prévue fin mai qui devrait déboucher sur une déclaration politique. Au total, le conflit syrien a fait des centaines de milliers de victimes, selon l'ONU. (ats/nxp)

Créé: 11.03.2020, 11h33

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