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Parlement dans l'impasse Joseph Kennedy III fait son entrée au Congrès

Les démocrates devraient conserver leur majorité au Sénat et les républicains garder la main sur la Chambre des représentants. Le clan des Kennedy refait surface dans le Massachusetts, avec Jo III.

Le clan des Kennedy revient sur les bancs du Congrès. Le scrutin de ce mardi aux Etats-Unis a vu l'élection à la Chambre des représentants de Joseph Kennedy III, le petit-neveu du président assassiné John F. Kennedy.


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Le clan familial le plus célèbre des Etats-Unis va revenir sur les bancs du Congrès, dont il était absent depuis 2010, grâce à l'élection à la Chambre des représentants de Joseph Kennedy III. Ce juriste de 32 ans est le petit-neveu du président assassiné John F. Kennedy.

Candidat démocrate par tradition familiale, Joseph Kennedy III l'a emporté facilement dans son district face au candidat républicain Sean Bielat, relève The Economic Times. La région est sous les couleurs démocrates depuis 1944.

Dans le Massachusetts toujours, la démocrate Elizabeth Warren, professeur à Harvard et bête noire de Wall Street, a détrôné le républicain Scott Brown de son siège, qui avait lui-même pris le siège occupé par Ted Kennedy, décédé en août 2009.

Les républicains restent majoritaires

Malgré le renforcement de la majorité démocrate au Sénat, les républicains vont garder le contrôle du Congrès. A 11h30 suisses, le Washington Post leur donnait une majorité assurée de 233 sièges sur 435, contre 187 aux démocrates, alors que quinze sièges restaient à attribuer.

Les républicains avaient gagné le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat en 2010, avec une avance de 25 élus par rapport à leurs rivaux sur un total de 435 sièges. Les démocrates étaient de leur côté en passe de conserver leur majorité au Sénat mardi soir, ont annoncé les chaînes de télévision Fox et CNN.

Les républicains devaient remporter quatre sièges pour ravir la majorité des 100 sièges du Sénat, mais ils en ont perdu au moins trois, au Massachusetts, en Virginie et dans l'Indiana. Cette situation risque de prolonger l'impasse politique actuelle alors que les élus du Congrès doivent prendre des décisions cruciales d'ici la fin de l'année en matière de dette et de budget.

«Amie de la Suisse» élue

Parmi les vainqueurs de cette élection figure Tammy Baldwin, qui deviendra la première sénatrice ouvertement homosexuelle de l'histoire. Cette élue du Wisconsin siégeait jusqu'ici à la Chambre des représentants, où elle coprésidait le caucus des «Amis de la Suisse». Cette démocrate devrait être remplacée à la chambre basse par le démocrate Mark Pocan, autre homme politique ouvertement homosexuel.

Dans le Massachusetts, où la bataille était très serrée, la démocrate Elizabeth Warren, une professeur de l'université d'Havard qui a beaucoup oeuvré en faveur des consommateurs, a détrôné le républicain Scott Brown de son siège, longtemps détenu par le démocrate Ted Kennedy, décédé en 2009.

Le Tea Party boit la tasse

Deux autres candidats républicains proches du Tea Party qui avaient tenu des propos controversés sur le viol ont été battus. Dans l'Indiana, le démocrate Joe Donnelly a ravi le siège du conservateur Richard Mourdock, qui avait suscité un tollé en déclarant qu'une femme qui tombait enceinte après un viol était une «volonté de Dieu».

Dans le Missouri (nord), l'ultra-conservateur Todd Akin, imposé par le Tea Party lors de la primaire républicaine, a aussi été battu par la sénatrice démocrate sortante, Claire MacCaskill. Il avait suscité la consternation en affirmant qu'une femme victime d'un «viol véritable» ne pouvait tomber enceinte. Les républicains étaient aussi donnés perdants dans le Maine et le Connecticut.

«Mur budgétaire»

Mais l'influence du Tea Party ne devrait pas pour autant disparaître. «ll y aura toujours suffisamment de républicains épris des idées du Tea Party contre l'augmentation des impôts», estime Paul Sracic, de la Youngstown State University, qui s'attend à un nouveau bras-de-fer sur la fiscalité au Congrès au cours des prochains mois.

D'ici à la fin de l'année, les élus démocrates et républicains devront en effet s'entendre pour régler l'épineuse question du «mur budgétaire» («fiscal cliff» en anglais) qui suscite des inquiétudes croissantes. Sans accord au Congrès, des baisses draconiennes de dépenses et des hausses d'impôts entreront automatiquement en vigueur au 1er janvier, menaçant de faire retomber les Etats-Unis en récession.

Le Congrès devra également rapidement trouver un accord pour relever le plafond de la faramineuse dette publique américaine et éviter au pays de se retrouver en défaut de paiement. Le ministère du Trésor américain a récemment indiqué que le plafond devait être atteint d'ici à la fin décembre. Ce dossier empoisonne la politique américaine depuis l'été 2011, quand l'agence d'évaluation Standard & Poor's avait privé les Etats-Unis de son prestigieux triple A. (ats/AFP/MHJ/nxp)

Créé: 07.11.2012, 13h15


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