Lundi 9 décembre 2019 | Dernière mise à jour 18:09

Hong Kong La presse chinoise appelle à une «ligne plus dure»

Les médias d'État chinois ont appelé lundi à l'adoption d'une «ligne plus dure» à l'encontre des manifestants pro-démocratie à Hong Kong.

Hong Kong, un territoire autonome, est secoué depuis cinq mois par des manifestations de militants dénonçant l'ingérence supposée de Pékin.

Hong Kong, un territoire autonome, est secoué depuis cinq mois par des manifestations de militants dénonçant l'ingérence supposée de Pékin. Image: AFP

Galerie photo

Crise politique à Hong Kong

Crise politique à Hong Kong Les manifestants pro-démocratie augmentent la pression sur les autorités pro-Pékin.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Au lendemain d'un weekend émaillé par de nouvelles violences, les médias d'Etat chinois ont appelé lundi à l'adoption d'une «ligne plus dure» à l'encontre des manifestants.

Dimanche, une attaque au couteau a fait cinq blessés, dont un responsable politique local militant en faveur de la démocratie. La veille, des radicaux s'en sont pris au bureau hongkongais de l'agence de presse officielle Chine nouvelle, dont ils ont cassé les vitres.

Dans la soirée, des heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et des manifestants.

«L'intensification de la violence à Hong Kong appelle à une ligne plus dure afin de rétablir l'ordre», a affirmé dans un éditorial le quotidien officiel «China Daily».

Les manifestants «cherchent l'indulgence que leur offrent les médias locaux et occidentaux, tout en cherchant à faire taire ceux qui tentent de faire apparaître les manifestations sous le feu des projecteurs de la vérité», a déclaré le quotidien.

C'est «voué à l'échec simplement parce que leur violence va se retrouver confrontée au poids de la loi», avertit-il.

Attaque pas mentionnée

Dimanche, dans son éditorial, le tabloïd nationaliste «Global Times» a appelé «les forces de l'ordre hongkongaises à traduire en justice le plus tôt possible» les auteurs du saccage de l'agence de presse Chine nouvelle.

Aucun éditorial de la presse chinoise n'a cependant fait état de la sanglante attaque au couteau dimanche à Tai Koo Shing, un quartier de la classe moyenne, qui a fait au moins cinq blessés.

Selon des témoins cités par la presse locale, son auteur parlait mandarin (la principale langue de la Chine continentale, ndlr) et criait des slogans en faveur du régime chinois.

Des images télévisées ont montré Andrew Chiu, un porte-drapeau du mouvement de contestation, une oreille presqu'entièrement sectionnée. Un deuxième homme gisait inconscient dans une mare de sang.

Hong Kong, un territoire autonome, est secoué depuis cinq mois par des manifestations de militants dénonçant l'ingérence supposée de Pékin.

Vendredi, la Chine avait lancé un nouvel avertissement, prévenant qu'elle ne tolérerait «aucune activité» de nature à diviser le pays ou menacer la sécurité nationale et appelé à «renforcer la conscience nationale et le patriotisme». (ats/nxp)

Créé: 04.11.2019, 07h14

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.