Mardi 18 décembre 2018 | Dernière mise à jour 17:22

France Prison avec sursis requis contre Jean-Vincent Placé

Le procureur a requis six mois de prison avec sursis contre l'ex-sénateur écologiste. Ivre, il avait insulté des policiers en avril.

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En France, le ministère public a requis mercredi six mois de prison avec sursis assortis de deux ans de mise à l'épreuve contre l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé pour violence, injures racistes et outrages à policiers à l'issue d'une soirée arrosée. Le jugement sera rendu le 10 septembre.

L'ex-sénateur écologiste et ancien membre du gouvernement de François Hollande avait été interpellé en état d'ivresse devant un bar du Quartier latin, à Paris, lors d'une nuit d'avril 2018, et placé en garde à vue pendant 34 heures.

Le procureur a aussi requis pour l'ex-élu reconverti dans le conseil stratégique, qui a reconnu un problème d'alcoolisme, une obligation de soin, ainsi que l'indemnisation de ses victimes. M. Placé, 50 ans, est accusé d'avoir importuné deux jeunes femmes dans ce bar récemment ouvert et d'avoir proféré des injures à l'adresse du portier de l'établissement, puis de policiers, qu'il a traités notamment de «tocards».

Selon l'accusation, il a notamment demandé à une jeune femme de danser pour l'ami sénateur qui l'accompagnait, lui proposant même de l'argent, et, devant son refus, l'a tirée vigoureusement par le bras pour réitérer sa demande. Selon le portier, il lui aurait aussi fait une proposition sexuellement plus explicite.

«Je suis honteux»

Le portier, un ex-légionnaire d'origine maghrébine, est venu au secours de la jeune femme. «On n'est pas au Maghreb, ici, tu ne sais pas qui je suis», a alors notamment répliqué Jean-Vincent Placé au portier, selon qui il a ajouté: «Je vais te renvoyer en Afrique».

Le portier dit l'avoir alors fait sortir manu militari de l'établissement en le maîtrisant par une clé de bras et avoir alerté une patrouille de police qui passait par là. M. Placé s'est plaint pour sa part d'avoir reçu une «gifle de légionnaire» qui l'aurait «sonné» au point qu'il ne puisse plus se maîtriser ensuite devant les policiers. Gifle que le portier nie catégoriquement lui avoir infligé.

«Je suis honteux», a-t-il toutefois déclaré à la barre. Il a admis avoir été «extrêmement insistant» avec les jeunes femmes et avoir eu un comportement «inconvenant et déplacé», pour lequel il a présenté des excuses. Mais il a nié avoir tenu des propos sexistes et racistes ou avoir été violent ou agressif. L'avocat a demandé la relaxe, sauf pour les outrages à policiers, qui ne sont pas contestés par l'ancien sénateur, et un ajournement de peine avec obligation de soins. (ats/nxp)

Créé: 11.07.2018, 20h24

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