Mardi 7 avril 2020 | Dernière mise à jour 19:08

Turquie Prison à vie pour l'auteur d'un féminicide

Un homme jugé pour avoir poignardé à mort son ex-femme dans un café, sous les yeux de leur fille de 10 ans, a été condamné à la perpétuité.

Le meurtre d'Emine Bulut avait provoqué une onde de choc en Turquie.

Le meurtre d'Emine Bulut avait provoqué une onde de choc en Turquie. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les images du féminicide avaient choqué la Turquie : un tribunal turc a condamné lundi à la prison à vie un homme jugé pour avoir poignardé à mort son ex-femme dans un café, sous les yeux de leur fille de 10 ans.

Fedai Varan a été reconnu coupable d'«homicide volontaire» sur son ex-femme Emine Bulut et condamné à une peine de prison à perpétuité, selon l'agence de presse étatique Anadolu.

Filmé par des témoins, le meurtre d'Emine Bulut, 38 ans, a suscité une onde de choc en Turquie où les violences contre les femmes sont un mal endémique.

Un total de 354 femmes ont été tuées en Turquie au cours des neuf premiers mois de 2019, selon le groupe de défense des droits des femmes «Nous ferons cesser le féminicide». En 2018, on en comptait 440, contre 121 en 2011.

«Je ne veux pas mourir»

Le procès de M. Varan s'était ouvert le 9 octobre dans une ambiance extrêmement tendue. Des proches d'Emine Bulut s'étaient notamment précipités sur l'accusé après que la cour eut projeté une vidéo montrant les derniers moments de la victime, recouverte de sang, se tenant le cou, et implorant : «Je ne veux pas mourir».

Dans cette même vidéo, la fille de la victime, âgée de 10 ans, supplie sa mère grièvement blessée de tenir bon, répétant : «S'il te plaît, ne meurs pas». Après avoir été arrêté, M. Varan avait tenté de justifier son geste en affirmant à la police que son ex-femme l'avait «insulté».

Des associations accusent régulièrement la justice turque de prononcer des peines insuffisantes, dans certains cas, contre des accusés qui affirmaient avoir été «provoqués». Le meurtre d'Emine Bulut a provoqué de nombreuses manifestations de soutien à la lutte contre les violences faites aux femmes. (afp/nxp)

Créé: 21.10.2019, 15h02

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.