Mercredi 18 septembre 2019 | Dernière mise à jour 21:23

Etats-Unis Le procès Weinstein reporté de trois mois

Le procès pour agressions sexuelles de l'ex-producteur de cinéma, prévu le 3 juin, est finalement repoussé au 9 septembre.

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Harvey Weinstein inculpé de viol et d'agression

Harvey Weinstein inculpé de viol et d'agression Le producteur américain s'est rendu à un commissariat de police de Manhattan. Après son inculpation, il a été libéré sous caution.

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Le producteur déchu, catalyseur du mouvement #MeToo, a été inculpé l'an dernier de deux agressions sexuelles - une pour viol en 2013, et une autre pour une fellation forcée en 2006 - sur deux femmes différentes.

Présent vendredi à l'audience, vêtu d'un costume noir et silencieux devant les journalistes, M. Weinstein, 67 ans, risque la perpétuité en cas de condamnation au terme de ce procès qui pourrait durer cinq semaines.

Un des avocats de la défense s'est félicité du report. «Il va nous donner tout le temps d'approfondir le dossier et de parler aux gens qui se manifestent pour nous dire des choses très utiles pour M. Weinstein», a affirmé Jose Baez, qui a repris le dossier il y a trois mois seulement. Le report a été annoncé après une audience de quatre heures, qui s'est tenue à huis clos à la demande des avocats des deux parties.

Elle était destinée à décider si d'autres femmes pourraient témoigner au procès, hormis les deux femmes à l'origine de l'inculpation. Le juge James Burke a laissé entendre que sa décision sur ce point-clé pourrait ne pas être rendue publique avant le début du procès.

«C'est bon pour la défense»

Depuis octobre 2017, plus de 80 femmes ont accusé publiquement Harvey Weinstein, 67 ans, ex-patron des prestigieux studios Miramax et The Weinstein Company, de les avoir violées, sexuellement agressées ou harcelées. Parmi elles des célébrités comme Ashley Judd, Angelina Jolie ou Salma Hayek.

Mais M. Weinstein n'a été inculpé que de deux agressions à New York, beaucoup d'accusations étant trop anciennes pour être poursuivies. En raison du huis clos, on ignore combien de femmes, parmi ces 80, la procureure voudrait appeler à la barre. Mais leur témoignage pourrait être déterminant.

En avril 2018, les dépositions de cinq femmes non-plaignantes avaient été décisives lors du second procès de l'ex-star de la télévision américaine Bill Cosby, accusé lui aussi d'agressions sexuelles répétées, mais jugé pour une seule. Bill Cosby avait été jugé coupable et condamné à trois ans de prison au moins, première victoire de l'ère #MeToo.

L'avocat Jose Baez a cependant affirmé après l'audience que «généralement», lorsque l'accusation veut appeler d'autres femmes à la barre, «c'est bon pour la défense». Cela signifie que l'accusation «ne peut pas prouver» la culpabilité de l'accusé avec les seules accusatrices à l'origine de l'inculpation, a-t-il assuré. (afp/nxp)

Créé: 27.04.2019, 00h27

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