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Pays-Bas La provenance du poison de Praljak est inconnue

Un an après, les enquêteurs ne savent toujours pas d'où vient le cyanure utilisé par le criminel de guerre croate pour mettre fin à ses jours.

Slobodan Praljak a avalé le contenu d'une fiole remplie de cyanure de potassium,le 29 novembre 2017. Il l'a fait en direct devant les caméras en pleine salle d'audience du TPIY.

Suicidaire? Faites-vous aider!

«Chercher de l'aide n'est pas un aveu de faiblesse! C'est un démarche courageuse et positive», affirme l’association Stopsuicide, dont la mission est de parler, faire parler, informer, sensibiliser et augmenter les possibilités de prévention.

N'hésitez pas à téléphoner, notamment aux structures suivantes : «La Main Tendue» (composer le 143), la «Ligne d'aide pour jeunes» (composer le 147), «Malatavie Ligne Ados» (HUG - Children Action), 022 372 42 42.

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Les procureurs néerlandais ont annoncé vendredi ne pas avoir été en mesure d'établir par quel moyen Slobodan Praljak s'était procuré du poison afin de se suicider en pleine audience devant un tribunal de La Haye en 2017. D'après les enquêteurs, M. Praljak «envisageait de se suicider depuis un certain temps».

Le parquet néerlandais a publié vendredi son rapport d'enquête, près d'un an après le suicide de l'ancien commandant croate de Bosnie, 72 ans, en pleine salle d'audience du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et en direct devant les caméras.

Arrêt cardiaque

Le 29 novembre 2017, Slobodan Praljak avait avalé le contenu d'une petite fiole remplie de cyanure de potassium, juste après avoir reçu la confirmation de sa condamnation à 20 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis durant la guerre en Bosnie (1992-1995).

«L'enquête n'a pas montré de quelle manière et à quel moment M. Praljak a obtenu le cyanure de potassium qu'il a utilisé», a déclaré le parquet dans un communiqué, ajoutant qu'«aucune infraction pénale n'a été établie».

Slobodan Praljak est mort des suites d'un arrêt cardiaque dans un hôpital de La Haye environ deux heures après avoir ingéré le poison face aux juges du TPIY, créé par l'ONU en 1993 pour juger les responsables des crimes de guerre commis dans les Balkans au cours des conflits des années 1990.

Lettre d'adieu

Les enquêteurs ont également retrouvé une lettre d'adieu après sa mort, dans laquelle il explique à sa famille avoir décidé «il y a longtemps» de mettre fin à sa vie s'il perdait son procès en appel.

«On ne peut pas exclure que M. Praljak était depuis longtemps en possession du poison», a révélé l'enquête. Une petite quantité de cette substance suffit pour constituer une dose létale et elle peut être conservée longtemps sous forme déshydratée. «Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que l'importation ou le stockage de cette substance n'ait pas été remarqué», explique le rapport.

Slobodan Praljak, qui a travaillé dans l'industrie du cinéma et du théâtre avant de rejoindre l'armée, reste considéré comme un héros par de nombreux Croates malgré sa condamnation. (ats/nxp)

Créé: 02.11.2018, 14h59

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