Mercredi 3 juin 2020 | Dernière mise à jour 02:23

France Un quasi-homonyme de Benalla a la vie dure

Alexandre Benallaoua, chômeur habitant Toulouse, vit un enfer depuis que l'affaire Benalla a éclaté. Il a déposé une plainte pour injures.

Alexandre Banalla a admis avoir commis une faute.

Alexandre Banalla a admis avoir commis une faute. Image: AFP

Galerie photo

L'affaire Benalla en images

L'affaire Benalla en images L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron a été mis le 22 juillet 2018 en examen pour des violences en marge des manifestations du 1er-Mai à Paris.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Insultes, menaces... depuis que le scandale Benalla a éclaté en France, la vie d'Alexandre Benallaoua, quasi-homonyme de l'ex-collaborateur du président Emmanuel Macron accusé de violences, est devenue un enfer, a expliqué vendredi à l'AFP son avocat. Une plainte a été déposée jeudi à Paris pour injures, a précisé Me Arash Derambarsh, l'avocat de cette victime collatérale du dossier, qui réside à Toulouse, dans le sud-ouest de la France.

Même lieu de naissance, Évreux (nord-ouest), port de la barbe: la confusion entre Alexandre Benalla et Alexandre Benallaoua est entretenue par l'algorithme d'un réseau social qui renvoie aussi vers le second quand on tape le nom du premier.

Résultat: depuis que l'affaire a éclaté, M. Benallaoua, chercheur d'emploi, vit «un calvaire». Il a reçu des centaines de menaces, d'injures, parfois à caractères homophobes, selon Me Derambarsh. Il reçoit même parfois des messages approuvant ce qu'il est censé avoir fait, a ajouté l'avocat, prévenant que «toute nouvelle injure ferait l'objet d'une nouvelle plainte».

Affaire révélée dans la presse

Alexandre Benalla a été licencié et inculpé pour «violences en réunion» après avoir été filmé en train de frapper et malmener des manifestants le 1er mai. Il avait été simplement suspendu pour ces faits le 2 mai par le palais présidentiel de l'Elysée mais sans que la justice ne soit alors saisie, contrairement à une obligation stipulée dans la loi française.

Il a fallu attendre la révélation de l'affaire dans la presse pour que des poursuites soient finalement intentées contre ce chargé de mission. Les accusations de «dissimulation» ne cessent depuis lors de fuser contre le président Emmanuel Macron, ce qu'il dément.

(afp/nxp)

Créé: 27.07.2018, 12h34

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.