Vendredi 19 avril 2019 | Dernière mise à jour 09:55

France Quatre interpellations après l'intrusion au ministère de Griveaux

Plusieurs personnes ont forcé l'entrée du ministère du porte-parole du gouvernement français, lors de l'acte 8 des «gilets jaunes», début janvier. Quatre suspects ont été arrêtés.

Près de 1800 condamnations depuis le début du mouvement

La justice a prononcé près de 1800 condamnations depuis le début du mouvement des «gilets jaunes» mi-novembre, a annoncé mardi Édouard Philippe devant l'Assemblée nationale. Ce mouvement a été émaillé à plusieurs reprises de violences.

Le 7 janvier, le Premier ministre faisait état d'«un millier» de condamnations. «Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement», a énuméré le chef du gouvernement lors de la séance des questions au gouvernement. Il répondait à une question du chef de file des députés MoDem, Patrick Mignola, sur le rétablissement de l'ordre républicain.

En outre «plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt», a-t-il rapporté.

Edouard Philippe a rappelé que 13 personnes avaient été mises en examen pour les déprédations commises autour et à l'intérieur de l'Arc de Triomphe le 1er décembre, et que cinq autres avaient été mises en examen pour l'incendie le même jour de la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay.

Après la prise à partie de policiers motocyclistes par des «gilets jaunes» le 22 décembre sur les Champs-Elysées, il a indiqué qu'une personne avait été interpellée le 31 décembre, mise en examen et placée en détention provisoire le 3 janvier.

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Le parquet de Paris a confirmé l'interpellation et le placement en garde à vue de quatre personnes, mardi matin. Agées de 21, 23, 35 et 46 ans, ces dernières sont originaires de région parisienne et du département du Nord, a précisé la source proche de l'enquête qui avait été confiée aux enquêteurs du 3e district de police judiciaire.

Les individus s'étaient introduits, le 5 janvier dernier, au ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Les faits ont eu lieu lors de l'acte 8 des «gilets jaunes». Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Celui-ci avait dénoncé une «attaque inadmissible contre la République».

«Une extrême violence»

L'intrusion avait déclenché de vives réactions au sein de la majorité. «Honte aux pyromanes de la République», avait tweeté le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de M. Griveaux.

«Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République - ses gardiens, ses représentants, ses symboles (...) Justice sera faite», avait également dénoncé le président de la République Emmanuel Macron.

De telles intrusions dans un ministère sont très rares. En 1999, des agriculteurs avaient saccagé le bureau de Dominique Voynet au ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement. (ats/nxp)

Créé: 12.02.2019, 16h34

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