Vendredi 14 décembre 2018 | Dernière mise à jour 23:48

Turquie Rafle dans une uni, sept étudiants arrêtés

Après des tensions entre des étudiants pro et anti-guerre en Syrie sur un campus, 7 étudiants ont été arrêtés depuis jeudi.

La police a pénétré dimanche de force dans les dortoirs de l'université du Bosphore (ou Bogazici, ici) à 05h00 du matin et arrêté trois étudiants.

La police a pénétré dimanche de force dans les dortoirs de l'université du Bosphore (ou Bogazici, ici) à 05h00 du matin et arrêté trois étudiants. Image: Keystone

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La police turque détenait dimanche sept étudiants d'une université d'Istanbul, qualifiés par le président Recep Tayyip Erdogan de «terroristes». Récemment, des tensions ont éclaté au sein de l'université du Bosphore entre étudiants pro et antiguerre en Syrie.

La police a pénétré dimanche de force dans les dortoirs de l'université du Bosphore (ou Bogazici) à 05h00 du matin et arrêté trois étudiants, deux hommes et une femme, a annoncé l'avocat Inayet Aksu. Selon lui, ces arrestations s'ajoutent à d'autres menées depuis jeudi, portant le nombre d'étudiants du campus détenus à sept.

Un groupe d'étudiants a ouvert sur le campus un stand offrant des bonbons et des loukoums, appelés en anglais «turkish delight» et qu'ils ont rebaptisés «Afrin Delight», en mémoire des soldats turcs tombés dans les combats pour prendre l'enclave syrienne d'Afrine. D'autres étudiants ont déployé des bannières avec des slogans antiguerre.

«Traitres»

M. Erdogan a qualifié samedi de «terroristes» les étudiants s'opposant aux opérations militaires turques en Syrie, lors d'un congrès de son parti, l'AKP, à Samsun sur la mer Noire. «Alors que ces jeunes distribuaient des bonbons, ces jeunes communistes, ces traitres, ont osé s'en prendre à leur stand», a dénoncé M. Erdogan, qui a annoncé une enquête pour identifier les étudiants opposés aux opérations militaires.

«Des déclarations (antiguerre) peuvent déranger mais ne peuvent être considérées comme un crime selon le code pénal turc», a souligné Me Aksu. Kati Piri, rapporteur du parlement européen sur la Turquie, a dénoncé dimanche sur Twitter l'attitude du président turc Erdogan. (ats/nxp)

Créé: 26.03.2018, 00h45

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