Dimanche 21 juillet 2019 | Dernière mise à jour 14:21

Yemen Raids aériens après une attaque contre Riyad

La coalition a mené des frappes sur la capitale yéménite jeudi, après l'attaque par les rebelles houthis d'installations pétrolières sur le territoire saoudien.

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La coalition menée par l'Arabie saoudite a mené jeudi des raids aériens au Yémen notamment sur la capitale, Sanaa. Cette attaque intervient moins de 48 heures après une attaque de drones sur un oléoduc pétrolier saoudien, revendiquée par les rebelles houthis.

«De nombreuses frappes»

La coalition avait promis mercredi soir de riposter «avec force» aux attaques des rebelles houthis, soutenus par l'Iran. «Nous avons commencé à lancer des frappes aériennes ciblées sur des sites de la milice des Houthis, y compris à Sanaa», a déclaré jeudi une source officielle de la coalition. Un témoin a dit à l'AFP avoir entendu au moins une forte explosion dans le centre de la capitale, aux mains des Houthis depuis septembre 2014.

La chaîne de télévision Al-Massirah, contrôlée par les Houthis, a fait état de 19 raids au total dans la région de Sanaa, dont onze sur la capitale même. Elle a attribué les frappes aux «avions de l'agression» saoudienne. Au moins six personnes ont été tuées et dix blessées dans l'un des raids, a indiqué à l'AFP un médecin.

Les raids ont commencé tôt le matin alors que de nombreux habitants dormaient encore, a affirmé un autre témoin à l'AFP. «Il y a eu de nombreuses frappes», a-t-il dit en faisant état d'un nuage de fumée dans le quartier de Jebel Attan, au sud-ouest de Sanaa. Les cibles visées n'ont pas été immédiatement précisées par la coalition.

«Entre la guerre et la paix»

Mardi, les Houthis ont revendiqué une attaque de drones sur un oléoduc pétrolier dans la région de Riyad. L'Arabie saoudite combat depuis 2015 les rebelles yéménites aux côtés notamment des Emirats arabes unis.

Les frappes aériennes de jeudi sur Sanaa s'inscrivent dans un contexte de montée des tensions dans le Golfe, où, en plus de l'oléoduc, quatre navires - deux saoudiens, un norvégien et un émirien - ont été la cible de mystérieux «actes de sabotage dimanche près des Emirats arabes unis.

La guerre au Yémen oppose depuis plus de quatre ans des forces progouvernementales, appuyées militairement par Riyad et Abu Dhabi, aux rebelles pro-iraniens houthis, qui contrôlent de vastes zones de l'ouest et du nord du Yémen dont la capitale, Sanaa. Le conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU.

Mercredi, l'envoyé spécial de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths, a averti qu'en dépit d'un désengagement rebelle ces derniers jours de trois ports, dont Hodeida (ouest), le Yémen risquait toujours de sombrer dans une guerre totale. «Malgré l'importance de ces derniers jours, le Yémen reste à la croisée des chemins entre la guerre et la paix», a déclaré M. Griffiths au Conseil de sécurité de l'ONU. (ats/nxp)

Créé: 16.05.2019, 12h50

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