Mercredi 11 décembre 2019 | Dernière mise à jour 23:45

Jamaïque Le reggae entre au patrimoine de l'Humanité

L'Unesco a classé le reggae comme patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, jeudi.

Le reggae est désormais au patrimoine de l'Humanité. (Photo d'illustration)

Le reggae est désormais au patrimoine de l'Humanité. (Photo d'illustration) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le reggae, musique popularisée dans le monde entier par son icône Bob Marley, a été inscrit jeudi sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité par un comité spécialisé de l'Unesco réuni à Port-Louis, capitale de l'Ile Maurice.

L'Unesco a souligné «la contribution» de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale «sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité, et sa dimension à la fois »cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle».

Quelque 400 traditions

Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d'Ivoire.

Le comité ad hoc de l'Unesco, qui se réunit jusqu'à samedi pour examiner 40 demandes d'inscription, avait également intégré mercredi les savoir-faire liés au parfum de Grasse en France.

Musique populaire

Le reggae, dont la candidature était portée par la Jamaïque, a émergé à la fin des années 1960. Style musical issu du ska et du rocksteady, il a aussi intégré des influences du jazz et blues d'Amérique.

La musique est vite devenue populaire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, importée par les nombreux immigrés jamaïcains après la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est souvent revendiquée comme la musique des opprimés, abordant des questions sociales et politiques, la prison et les inégalités.

«Exclusivement jamaïcain»

Le reggae est indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l'usage de la ganja, ou marijuana. En 1968 la chanson «Do the Reggay» de Toots and the Maytals a été la première a utiliser le nom de reggae, qui a connu un grand succès mondial grâce à des classiques de Bob Marley et son groupe the Wailers comme «No Woman, No Cry» et «Stir It Up».

«Le reggae est exclusivement jamaïcain», a commenté Olivia Grange, la ministre de la Culture de cette île caribéenne, avant le vote. «C'est une musique que nous avons créée qui a pénétré partout dans le monde.»

A la différence de celle du patrimoine mondial, cette liste n'est pas établie selon des critères «d'excellence ou d'exclusivité», selon l'Unesco. Elle ne cherche pas à réunir le patrimoine «le plus beau» mais à représenter la diversité du patrimoine culturel immatériel, à mettre en lumière des savoir-faire portés par des communautés. (ats/nxp)

Créé: 29.11.2018, 09h18

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.