Mercredi 16 octobre 2019 | Dernière mise à jour 19:15

Politique Reprise du dialogue en Irlande du Nord

Sans gouvernement depuis janvier 2017, l'Irlande du Nord va de nouveau tenter de former un nouvel exécutif.

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Les discussions ont repris mardi à Belfast pour essayer de former un nouvel exécutif dans la province britannique d'Irlande du Nord. Celle-ci est sans gouvernement depuis janvier 2017 et ses affaires courantes sont gérées par Londres.

«L'impasse actuelle n'est pas acceptable et pas viable», a déclaré à la presse la présidente du parti irlandais Sinn Fein, Mary Lou McDonald. «Nous pouvons trouver le chemin vers un partage des pouvoirs», a-t-elle insisté, pointant des «problèmes majeurs» à résoudre alors que ces discussions visent notamment à trouver un compromis entre les différentes formations politiques d'Irlande du Nord.

La province ne dispose plus d'exécutif local depuis janvier 2017 et l'effondrement de la coalition entre les unionistes du DUP et les nationalistes du Sinn Fein à la suite d'un scandale lié à la gestion par Arlene Foster, cheffe du DUP et alors Première ministre de la province britannique, d'un programme de subventions destiné à encourager les énergies renouvelables. Celle-ci a appelé mardi à trouver «une solution équilibrée», avec «laquelle tout le monde en Irlande du Nord est à l'aise».

Près de quatorze mois après l'échec des dernières négociations, les discussions ont repris sous l'impulsion des gouvernements britannique et irlandais. L'élément déclencheur a été le décès de la journaliste nord-irlandaise Lyra McKee, tuée par balle à Londonderry le 18 avril, lors d'affrontements entre le groupe dissident républicain Nouvelle IRA et la police.

Sa mort a provoqué une vive émotion à travers le Royaume-Uni et l'Irlande, ravivant le souvenir des «Troubles» en Irlande du Nord, et elle a été suivie de multiples appels pour une reprise des discussions afin de former un nouveau gouvernement.

Partage du pouvoir

Entre la fin des années 1960 et la fin des années 1990, l'Irlande du Nord a été déchirée par des violences opposant républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l'Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique.

Ces violences ont fait quelque 3500 morts avant de prendre fin avec la signature de l'accord du Vendredi saint en 1998. Ce texte impose le partage du pouvoir en Irlande du Nord entre les élus unionistes et nationalistes au sein des institutions régionales, semi-autonomes. (ats/nxp)

Créé: 08.05.2019, 02h49


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