Dimanche 31 mai 2020 | Dernière mise à jour 23:43

France Retour à la normale du trafic SNCF lundi

La SNCF prévoit un trafic normal pour les TGV et quasi-normal pour les trains internationaux.

 Entre six et sept allers-retours entre Paris et la Suisse ont été assurés ce week-end.

Entre six et sept allers-retours entre Paris et la Suisse ont été assurés ce week-end. Image: Keystone

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La SNCF a prévu un «retour progressif à la normale du trafic» lundi et pendant le pont du 1er mai. Près de six Français sur dix jugent par ailleurs que la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF n'est pas justifiée.

«Des perturbations pourront subsister lundi en début de matinée», a prévenu la SNCF dimanche dans un communiqué, invitant ses clients à vérifier sur les sites d'information si leur train circulera. Elle prévoit pour lundi un trafic normal pour les TGV, quasi-normal pour les trains internationaux et trois Intercités sur quatre.

Neuf TER sur dix sont annoncés, et en Ile-de-France quatre Transiliens sur cinq en moyenne. Concernant le RER, le trafic sera normal ou quasi-normal. Samedi et dimanche, la moitié des TGV et un tiers des Intercités ont circulé lors du sixième épisode de grève. Entre six et sept allers-retours entre Paris et la Suisse ont été assurés ce week-end, selon la page d'informations TGV/Lyria, consultable sur Internet.

Moratoire exigé

Pour la première fois, moins de 50% des conducteurs (49,6%) avaient déclaré vouloir faire grève contre 77% au premier jour du mouvement. Dimanche, le nouveau secrétaire général du syndicat Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, a demandé un «moratoire» sur la réforme du ferroviaire en France, pour permettre de reprendre «sereinement» les discussions. «Si vous voulez que les choses se tassent, vous gelez la réforme et vous reprenez le dialogue, vous prenez le temps», a-t-il indiqué lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Son homologue du syndicat CFDT, Laurent Berger, qui doit être reçu par le premier ministre Edouard Philippe le 7 mai, a dit espérer des discussions sur le «fond des sujets». «L'issue du conflit, c'est d'abord les trains qui recirculent normalement mais c'est aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés», a-t-il estimé dimanche.

«Le gouvernement devra dire quel financement du système ferroviaire il propose, à la fois la reprise de la dette mais aussi en termes d'investissements», a-t-il ajouté. «Il devra dire quelles garanties il propose» concernant la future convention collective devant être négociée au sein de la branche ferroviaire, pour déboucher sur «un cadre social de haut niveau», a encore ajouté M. Berger.

«Prise d'otages» chez Air France

Ce dernier a également appelé les membres de la CFDT à voter pour la fin du conflit chez Air France. Il a dénoncé une «prise en otage» de la compagnie par le syndicat des pilotes qui mène le mouvement.

Une grève intermittente pour demander une hausse des salaires est organisée par dix organisations de pilotes, hôtesses, stewards et personnels à Air France depuis le 22 février. L'intersyndicale a annoncé quatre nouvelles journées de débrayage les 3, 4, 7 et 8 mai.

Mouvement moins soutenu

Selon un sondagte Ifop paru dans le Journal du Dimanche, près de six Français sur dix (59%) jugent que la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF n'est pas justifiée. Et 62% d'entre eux souhaitent que le gouvernement aille jusqu'au bout dans ce dossier.

Par rapport à la précédente édition de cette enquête, publiée la semaine dernière, l'opposition à ce mouvement progresse de deux points. La proportion de Français déclarant souhaiter que l'exécutif ne cède pas face à la mobilisation des cheminots progresse, elle, d'un point. Mais ces variations ne sont pas vraiment significatives puisqu'elles se situent dans la marge d'erreur.

Le mouvement de grève, à raison de deux jours d'arrêt de travail par tranche de cinq jours, entamé le 3 avril par les cheminots, n'est désormais soutenu que par 41% des personnes interrogées (contre 43% la semaine dernière). Il s'agit du taux de soutien le plus bas relevé depuis que l'Ifop a lancé cette enquête à la mi-mars. Dans les précédentes éditions, ce taux a fluctué entre 42% et 47%. (ats/nxp)

Créé: 29.04.2018, 17h19

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