Jeudi 19 septembre 2019 | Dernière mise à jour 15:07

Brésil Après les routiers, le secteur pétrolier en grève

Les grévistes réclament entre autres une réduction des prix des carburants et du gaz ainsi que la fin de la politique de vente d'actifs de Petrobras.

Jugée «potentiellement graves» pour l'économie, la grève a été pourtant maintenue par les travailleurs du secteur pétrolier.

Jugée «potentiellement graves» pour l'économie, la grève a été pourtant maintenue par les travailleurs du secteur pétrolier. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les travailleurs du secteur pétrolier au Brésil ont entamé mercredi une grève de 72 heures, dans un pays qui se relève à peine d'un conflit social de grande ampleur des transporteurs routiers l'ayant paralysé pendant plus d'une semaine.

La grève a été maintenue, dans au moins huit raffineries, en dépit d'une décision judiciaire du Tribunal supérieur du travail (TST) qui a considéré mardi le mouvement «abusif», pouvant causer des préjudices «potentiellement graves».

Les grévistes du secteur pétrolier réclament une réduction des prix des carburants et du gaz de ville, la fin de la politique de vente d'actifs de Petrobras et la démission du président de cette compagnie pétrolière publique, Pedro Parente.

«Nous sommes bien en grève. Ceux qui pensaient que nous n'allions pas lutter contre les prix abusifs des carburants se sont trompés», a affirmé sur les réseaux sociaux Tezeu Bezerra, dirigeant du syndicat Sindipetro du nord de l'Etat de Rio de Janeiro.

La Fédération unitaire des pétroliers (FUP) a confirmé dans un communiqué que ses adhérents avaient arrêté le travail dans huit raffineries de tout le pays et dans trois usines, sans préciser toutefois le nombre de grévistes ni les impacts sur la production. Des manifestations sont par ailleurs prévues mercredi devant le siège de Petrobras, à Rio de Janeiro.

Mardi, le Tribunal supérieur du travail avait accepté une demande de Petrobras et de l'Etat fédéral brésilien de considérer le mouvement illégal, menaçant les grévistes d'une amende de 500.000 réais (environ 116.000 euros) par jour d'arrêt de travail.

La FUP a affirmé dans un communiqué que le Brésil ne risquait pas de manquer de carburant pendant les 72 heures en raison de stocks qui étaient restés bloqués dans les dépôts en raison de la grève des routiers.

Mais elle souligne que la grève entamée mercredi servait d'«avertissement», annonçant qu'un conflit social de plus grande ampleur et à durée indéterminée pourrait éclater à l'avenir. (afp/nxp)

Créé: 30.05.2018, 16h09

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.