Lundi 27 janvier 2020 | Dernière mise à jour 00:12

Italie Manifestation antifasciste des «sardines» à Rome

Né il y a un mois à Bologne, le mouvement des Sardines a réuni samedi dans la capitale italienne une vaste foule opposée aux idées de l'extrême-droite.

Italie: les Sardines anti-fascistes se rassemblent à Rome
Vidéo: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Des dizaines de milliers de personnes, les «sardines» antifascistes, ont envahi samedi une des plus grandes places de Rome, devant la basilique Saint-Jean de Latran. Ils ont manifesté contre l'extrême droite et les idées de cette mouvance.

Contre les discours «de haine et de division»

«Ces sardines sont certainement dans le camp de la gauche. Tout le monde n'a pas envie d'insulter, de propager la haine. Je suis venu pour témoigner, autrement j'aurais honte d'être Italien», explique à l'AFP Roberto Piperno, un retraité «Ils n'ont pas un discours politique très articulé et c'est bien comme ça, les discours politiques trop articulés divisent les gens», ajoute-t-il.

Le mouvement des Sardines est né il y a un mois à Bologne quand une manifestation organisée par quatre inconnus a rassemblé par surprise 15'000 personnes pour dénoncer le discours «de haine et de division» de Matteo Salvini, ex-numéro deux du gouvernement et chef de la Ligue (extrême droite). Depuis, des dizaines de manifestations, rythmées par le chant des résistants Bella Ciao, ont rassemblé au total 300'000 personnes, à Milan, Florence, Naples ou Palerme.

Samedi à Rome, la foule a chanté de nouveau avec un bel entrain aussi bien Bella Ciao, le plus célèbre chant des partisans italiens antifascistes, que l'hymne national en écoutant la lecture de morceaux choisis de la Constitution.

Faire émerger une nouvelle énergie

«Nous courons un risque, croire que les sardines soient la solution à tous les maux. Mais les sardines n'existent pas, ce sont des personnes qui remplissent les places avec leurs idées et voient un ennemi, la pensée unique simplifiée du populisme», a déclaré à la foule Mattia Santori, l'un des fondateurs de ce mouvement.

L'idée est de «faire émerger une nouvelle énergie à travers une forme bien plus libre et spontanée» qu'un parti, en se dotant d'une organisation «qui ne sera pas hiérarchique» mais fixera de «grandes orientations», avait souligné la veille Mattia Santori, 32 ans, chercheur en économie et coach sportif bénévole dans des associations.

(afp/nxp)

Créé: 14.12.2019, 18h02

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.