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Inédit Solar Impulse 2 a bien atterri à Oman

Après le vol prévu de 12 heures depuis Abu Dhabi, l'avion uniquement propulsé par l'énergie solaire a bien atterri à Mascate.

L'avion a bien atterri à Mascate.

L'avion a bien atterri à Mascate. Image: Capture d'écran///info.solarimpulse.com/fr/accueil

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En images, le tour du monde de Solar Impulse 2 (NXP)

En images, le tour du monde de Solar Impulse 2 (NXP) Solar Impulse 2 a bouclé la dernière étape de son tour du monde qui l'a ramené à son point de départ, Abou Dhabi, après 35'000 kilomètres, 17 étapes, des imprévus et des retards.

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L'avion Solar Impulse 2 a réussi ce lundi 9 mars la première étape d'un tour du monde sans précédent, à la seule énergie solaire, dans le but de promouvoir les énergies propres et tester l'endurance des pilotes. L'appareil révolutionnaire, qui n'utilise aucun carburant, avait décollé à 7h12 (4h12, en Suisse) après le lever du jour d'Abu Dhabi (Emirats arabes unis). Il s'est posé sans encombre treize heures et deux minutes plus tard à Mascate (sultanat d'Oman) où la nuit venait de tomber.

Lorsque la porte du cockpit s'est ouverte, le pilote suisse André Borschberg a été salué par son compatriote Bertrand Piccard, coiffé d'un turban traditionnel omanais.

L'avion, baptisé SI2, doit en principe repartir mardi matin pour Ahmedabad (ouest de l'Inde), l'étape suivante.

«L'aventure a commencé», a lancé avec émotion Bertrand Piccard, alors qu'André Borschberg, aux commandes pour la première étape, s'envolait d'Abu Dhabi.

«Le défi à venir est réel pour moi et pour l'appareil», a reconnu André Borschberg, âgé de 63 ans, avant de s'installer dans le cockpit de l'avion monoplace. C'est avant tout «un défi humain», a-t-il précisé.

Parti sous les applaudissements

Les deux pilotes en combinaison orange ont effectué les dernières inspections de nuit, et l'avion est parti sous les applaudissements de leurs épouses et de toute l'équipe de SI2.

Le décollage, prévu initialement samedi, avait été retardé en raison de vents forts ayant soufflé sur la région.

Lundi, l'appareil est parti avec 42 minutes de retard sur l'horaire prévu. «Une alarme s'était allumée en raison d'un problème de connecteur», a précisé Bertrand Piccard.

Le tour du monde en 12 étapes est l'aboutissement de 12 années de recherches menées par MM. Borschberg et Bertrand Piccard qui, outre l'exploit scientifique, cherchent à véhiculer un message politique.

«Nous voulons partager notre vision d'un avenir propre», a déclaré Bertrand Piccard, en soulignant que cette mission devait contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la promotion de «nouvelles technologies vertes».

L'idée de voler grâce à la seule énergie solaire avait initialement été la risée de l'industrie aéronautique.

Bertrand Piccard, descendant d'une dynastie de scientifiques-aventuriers suisses, a accompli le premier tour du monde en ballon sans escale en 1999.

Le SI2 est propulsé par plus de 17.000 cellules solaires tapissant des ailes de 72 mètres, soit presque aussi longues que celles d'un Airbus A380.

Mais l'appareil, conçu en fibre de carbone, ne pèse que 2,5 tonnes -- autant qu'un 4X4 familial, soit moins de 1% du poids de l'A380.

Les cellules solaires fournissent, via des batteries au lithium, de l'énergie à quatre moteurs électriques à hélice.

Piccard aux commandes pour la dernière étape

Au total, l'appareil parcourra 35'000 kilomètres, à une vitesse relativement modeste (entre 50 et 100 km/h), en survolant deux océans, et cette circonvolution, à 8500 mètres d'altitude au maximum, prendra cinq mois, dont 25 jours de vol effectif, avant un retour à Abu Dhabi fin juillet/début août.

C'est Bertrand Piccard qui sera aux commandes quand l'avion atterrira de nouveau aux Emirats.

Suivre toute l'aventure ici.

Après Oman et l'Inde, la Birmanie sera la destination suivante, avant la plus longue étape du trajet: cinq jours consécutifs de vol pour un seul pilote chargé de rallier Nankin, en Chine, à l'archipel américain d'Hawaï, dans le Pacifique.

Ensuite, SI2 survolera les Etats-Unis, avec notamment une étape à New-York, puis traversera l'Atlantique, avec un arrêt prévu soit en Europe du Sud, soit en Afrique du Nord, avant le retour à Abu Dhabi.

Le cockpit est confortable, mais le pilote reste immobilisé dans son siège: «on fait ses besoins, on se lave avec des lingettes», a expliqué Bertrand Piccard (57 ans).

«On peut incliner le siège pour se reposer», a-t-il précisé. «Et là, on se met en pilotage automatique, tout en gardant le contrôle de l'avion et en restant en contact avec les contrôleurs aériens au centre de (la mission à) Monaco».

Le public peut «suivre en direct tout ce que nous faisons dans le cockpit» et au centre de Monaco sur le site actif «solarimpulse.com», selon lui.

Au total, 130 personnes participent à l'aventure: 65 accompagneront les pilotes autour du monde (dans le cadre de l'appui logistique) et 65 autres seront à Monaco, au centre de contrôle de la mission (météorologues, contrôleurs aériens et ingénieurs).

Solar Impulse 2 est le successeur du premier prototype Solar Impulse 1, qui a permis aux concepteurs du projet de faire plusieurs vols de longue durée en Europe, au Maroc et de traverser les Etats-Unis en 2013 avec plusieurs escales, faisant d'eux les premiers à accomplir un tel exploit. (afp-ats/nxp)

Créé: 09.03.2015, 18h30

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