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Fukushima Sols décontaminés et radioactivité diminuée

Les travaux d'assainissement de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, ravagée par un tsunami en mars 2011, ont été utiles.

Fukushima, six ans après.

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Catastrophe de Fukushima: la chronologie

Catastrophe de Fukushima: la chronologie Plusieurs années après le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon et la centrale nucléaire de Fukushima, retour en images sur la catastrophe.

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Les travaux de décontamination des sols entrepris après l'accident nucléaire de Fukushima au Japon, essentiellement par décapage, ont permis de réduire de 80% les concentrations de césium radioactif. Mais le problème des forêts reste entier, selon une synthèse d'études scientifiques publiée jeudi.

Ces travaux, décidés par les autorités japonaises après la catastrophe de mars 2011, ont été menés sur plus de 9000 kilomètres carrés, une région qui va de la zone située à proximité de la centrale nucléaire (11 municipalités évacuées) à une zone plus vaste de 40 municipalités, touchées à des niveaux plus faibles, mais significatifs, de radioactivité. Ils sont aujourd'hui quasiment achevés et, pour la première fois, des chercheurs en tirent les leçons dans une synthèse d'une soixantaine de publications scientifiques, parue dans la revue «Soil» de l'Union européenne des géosciences.

Selon cette synthèse, «le décapage de la couche superficielle du sol sur une épaisseur de 5 centimètres, principale méthode retenue par les autorités japonaises pour assainir les terres cultivées, a permis de réduire les concentrations en césium d'environ 80% dans les zones traitées».

Assainissement «efficace»

Cet travail d'assainissement - qui n'avait pas été fait après la catastrophe de Tchernobyl - s'est donc avéré «efficace» et a permis de «vérifier sur le terrain que le radiocésium reste bien dans les couches superficielles du sol», a affirmé à l'AFP Olivier Evrard, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA/CNRS/Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines), et coordinateur de la publication.

Le chercheur rappelle que le césium 137 «constitue le risque le plus élevé pour la population à moyen et long terme, car on peut estimer qu'il subsistera environ trois siècles dans l'environnement en l'absence d'action de décontamination».

Coût élevé et déchets

Le coût est néanmoins extrêmement élevé: l'enlèvement de la partie superficielle de la couche arable «a coûté à l'État japonais environ 24 milliards d'euros», soulignent les auteurs de la synthèse dans un communiqué. La technique génère en outre une quantité importante de déchets (20 millions de m3), «difficiles à traiter».

Mais surtout, ces travaux n'ont pas concerné les forêts, qui recouvrent «les trois quarts de la zone affectée». Intactes, elles constituent donc «un réservoir potentiel à long terme de radiocésium», alertent les scientifiques. Or ces forêts sont soumises à l'érosion des sols, avec les typhons, crues et glissements de terrain, ce qui peut entraîner une contamination du réseau hydrographique.

Une autre méthode de décontamination, la «phytoextraction» (déjà testée à Tchernobyl), a été évaluée: elle consiste à planter des végétaux qui pompent le césium du sol. «Mais les études nous montrent que le rendement n'est pas bon», selon Olivier Evrard. (ats/nxp)

Créé: 12.12.2019, 12h38

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