Dimanche 16 décembre 2018 | Dernière mise à jour 01:15

Etats-Unis Donald Trump toujours face aux affaires

Ingérence russe, dossier Stormy Daniels: deux mauvaises nouvelles ont perturbé le président américain mercredi.

Mueller a reconnu ne pas pouvoir poursuivre Trump, assure Giuliani

L'équipe du procureur spécial Robert Mueller a indiqué à la Maison Blanche ne pas pouvoir poursuivre Donald Trump, quelles que soient les preuves qu'elle pourrait amasser contre lui dans l'enquête russe, a indiqué mercredi l'avocat du président, Rudy Giuliani.
Mueller aurait accepté de se conformer à un texte du ministère de la Justice. L'interprétation légale de ce document, jamais évoqué jusqu'ici, veut qu'un président en exercice ne puisse pas être inculpé.

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Donald Trump s'est heurté mercredi à deux mauvaises nouvelles: l'enquête sur une rencontre entre son fils et des Russes pendant la campagne de 2016 progresse, alors qu'un nouveau document atteste que le président a bien payé son avocat, dans un remboursement potentiellement lié à l'affaire Stormy Daniels.

Une commission du Sénat américain a publié mercredi 2000 documents provenant de son enquête sur une rencontre entre Donald Trump Jr et des Russes ayant promis des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Dans son témoignage, rendu public par la commission judiciaire dominée par les républicains, le fils aîné du dirigeant américain a assuré ne pas avoir parlé à son père avant cette rencontre à la Trump Tower de New York avec une avocate liée au Kremlin.

Ce rendez-vous, cinq mois avant l'élection présidentielle, a attisé les spéculations sur une possible collusion entre l'équipe de campagne de M. Trump et la Russie, accusation maintes fois démentie par le président américain. Elle intéresserait aussi le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur l'ingérence russe présumée dans l'élection.

Différentes interprétations

Dans un communiqué, Donald Trump Jr, dont l'intégralité du témoignage figure dans les documents rendus publics, a dit mercredi avoir apprécié «l'opportunité d'aider la commission judiciaire dans son enquête».

Donald Trump Jr avait déjà expliqué qu'il croyait l'avocate capable de fournir des renseignements compromettants sur la rivale de son père, Hillary Clinton. Il avait ensuite déclaré que Mme Veselnitskaya n'avait finalement pas d'informations à donner, et elle-même avait nié être liée au Kremlin, qui a affirmé ne pas la connaître.

Le président républicain de cette commission a dit avoir rendu les documents publics pour que «les Américains puissent maintenant examiner ces informations de manière non filtrée et qu'ils parviennent à leurs propres conclusions». Les démocrates de la commission ont eux jugé que la rencontre de la Trump Tower «confirme que l'équipe de campagne de Trump était disposée à accepter l'aide de la Russie».

Remboursement d'au moins 100'000 dollars

Mercredi toujours, un document officiel rendu public a fait état d'un remboursement de sommes d'au moins 100'000 dollars de Donald Trump à son avocat Michael Cohen. Si les raisons de ces remboursements du président n'ont pas été révélées, son avocat avait admis avoir déboursé 130'000 dollars à l'actrice de films pornographiques Stormy Daniels pour taire une relation sexuelle présumée, niée par M. Trump, il y a plus de dix ans.

Ce document transmis mardi à l'Office of governement ethics, chargé de prévenir les conflits d'intérêts au sein de l'administration, fait état de «dépenses» de Michael Cohen pour le compte de M. Trump en 2016 allant de 100'001 dollars à 250'000 dollars . «M. Cohen a demandé le remboursement de ces dépenses et M. Trump a complètement remboursé M. Cohen en 2017», est-il écrit dans cette note.

Ces dernières semaines, le président américain a changé de version, assurant dans un premier temps ne rien savoir de cette somme versée à l'actrice de films X par son avocat personnel avant d'admettre avoir remboursé Michael Cohen le 3 mai dernier. Une lettre accompagnant le document et envoyée par le directeur par intérim à l'Office of governement ethics au ministère de la Justice assure donner les documents car ils sont potentiellement «pertinents pour toute enquête» que le ministère pourrait mener. (ats/nxp)

Créé: 17.05.2018, 01h33

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