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France Teodorin Obiang décide de faire appel

Le fils du président de Guinée équatoriale a été condamné à trois ans de prison à l'issue de son procès dit des «biens mal acquis» .

Teodorin Obiang

Teodorin Obiang Image: AFP

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Condamné à trois ans de prison avec sursis pour s'être frauduleusement bâti un patrimoine considérable en France, le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, a fait appel, a-t-on appris vendredi auprès de Me Emmanuel Marsigny son avocat. Le recours a été déposé vendredi.

Le fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema avait été condamné le 27 octobre par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende avec sursis, à l'issue du premier procès dit des «biens mal acquis» devant la justice française.

La justice avait également ordonné la confiscation de l'ensemble des biens saisis, dont un somptueux hôtel particulier avenue Foch à Paris. Teodorin Obiang ne s'était pas présenté à son procès.

A l'annonce du jugement, sa défense avait dénoncé une «décision militante». Elle avait promis d'«examiner tous les recours possibles».

Tribunal compétent

Teodorin Obiang, 48 ans, n'ayant eu de cesse de contester la légitimité de la justice française, le tribunal avait rappelé qu'il était compétent, car il a jugé «l'infraction de blanchiment commise en France» par l'accusé dans son intérêt «personnel» et non «des faits commis en Guinée équatoriale» dans «l'exercice de ses fonctions». Les sommes blanchies en France sont estimées à 150 millions d'euros.

Dirigée depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema, qui détient le record de longévité au pouvoir en Afrique, la Guinée Equatoriale a contesté ces poursuites françaises devant la Cour internationale de justice. Dans l'attente de l'issue de cette procédure, l'hôtel particulier de l'avenue Foch, présenté comme des locaux diplomatiques, ne peut être confisqué.

Teodorin Obiang est le premier accusé à être jugé dans le cadre des procédures dites des «biens mal acquis» lancées en 2010 en France. La justice française enquête également sur les patrimoines édifiés en France par des proches de Denis Sassou Nguesso (Congo), du défunt Omar Bongo (Gabon) ou encore du président centrafricain déchu François Bozizé. (afp/nxp)

Créé: 03.11.2017, 20h07

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