Dimanche 12 juillet 2020 | Dernière mise à jour 05:35

Syrie Les troupes de Damas entrent dans Kobané

En vertu de l'accord conclu entre les Kurdes et le régime syrien, des forces militaires ont pénétré dans la ville kurde mercredi pour contrer l'offensive turque.

Les Kurdes s'allient à la Syrie face à l'avancée des forces turques

L'ONU s'inquiète du «risque d'une dispersion» des prisonniers djihadistes

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est inquiété mercredi dans une très courte déclaration adoptée à l'unanimité «du risque de dispersion» des jihadistes retenus prisonniers dans le nord-est de la Syrie, sans toutefois réclamer la fin de l'offensive militaire turque contre les Kurdes.

Les 15 membres du Conseil, incluant la Russie, acteur principal dans le conflit opposant Turcs aux Kurdes déclenché il y a dix jours par Ankara, font part aussi de leur «grande préoccupation» face à l'éventualité d'une «détérioration accrue» de la situation humanitaire dans le nord-est de la Syrie.

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La Turquie veut une «zone de sécurité» à la frontière avec la Syrie

La Turquie veut une «zone de sécurité» à la frontière avec la Syrie Après avoir forcé le retrait des forces kurdes du nord de la Syrie, Ankara, aidé de Moscou, prend peu à peu position et fait face aux Forces démocratiques syriennes.

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Les troupes du régime syrien ainsi que des soldats russes sont entrés mercredi à Kobané, une ville kurde syrienne à la frontière turque, en vertu d'un accord conclu entre Damas et les autorités kurdes pour contenir une offensive d'Ankara, selon une ONG.

«Les forces du régime sont entrées dans la ville de Kobané accompagnées de troupes russes», a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Accord conclu dimanche

Un habitant de la ville a indiqué à l'AFP avoir vu pénétrer un convoi militaire arborant le drapeau syrien et formé, entre autres, de huit camions.

Ce déploiement a lieu à la faveur d'un accord conclu dimanche par Damas avec les Kurdes du nord-est de la Syrie, soucieux de contrecarrer l'offensive lancée le 9 octobre par les forces turques.

Ankara mène cette opération contre la principale milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), un allié de Washington dans la lutte antijihadistes mais qui est considéré comme un groupe «terroriste» par la Turquie.

La décision des Etats-Unis de retirer leurs troupes --un millier de soldats-- a ouvert la voie à l'opération d'Ankara et poussé les Kurdes, qui ont instauré une région «fédérale» dans le nord du pays à la faveur du conflit, à demander l'aide du régime syrien.

Ville symbolique

Hautement symbolique, la ville de Kobané avait été le théâtre en 2015 d'une des premières batailles livrées contre le groupe Etat islamique (EI) par les forces kurdes qui en avaient pris le contrôle.

Au cours des dernières 48 heures, l'armée syrienne s'est déjà déployée à Minbej, une autre ville clé du nord syrien, située à une trentaine de kilomètres de la frontière turque, ainsi qu'aux abords de Ain-Issa et Tal Tamr.

Les troupes de Damas et les forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les combattants kurdes, ont pris le contrôle également d'une ancienne base américaine près de Kobané.

«Zone de sécurité»

Craignant des heurts armés entres forces turques et syriennes, Moscou, allié du régime, a annoncé mardi que sa police militaire patrouillait désormais dans les alentours de Minbej.

L'objectif affiché de l'opération turque est de créer une «zone de sécurité» d'une trentaine de km de profondeur séparant la frontière turque des zones contrôlées par les YPG.

L'offensive d'Ankara a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370'000 morts depuis 2011. (afp/nxp)

Créé: 16.10.2019, 19h35

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