Mercredi 19 février 2020 | Dernière mise à jour 18:28

Etats-Unis Trump a-t-il appelé à l’assassinat de Hillary?

L’équipe de communication du candidat républicain à la Maison-Blanche a tenté la victimisation dans une mise au point intitulée «Communiqué de la campagne Trump sur les médias malhonnêtes».

Est-il fou? Veut-il perdre? Le milliardaire enchaîne les dérapages à 90?jours de l’élection.

Est-il fou? Veut-il perdre? Le milliardaire enchaîne les dérapages à 90?jours de l’élection. Image: AP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un peu d’eau, donc, versée sur le nouvel incendie provoqué par des déclarations désopilantes du milliardaire. Donald Trump a en effet tenu des propos ambigus sur son adversaire démocrate, mardi, lors d’une réunion électorale à Wilmington, en Caroline du Nord. «En gros, Hillary veut abolir le deuxième amendement (ndlr: qui garantit dans la Constitution le droit de posséder des armes). Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n’y a rien que vous puissiez faire, les gars. Quoique, avec le deuxième amendement, peut-être qu’il y a une solution, je ne sais pas», a-t-il déclaré. De nombreux observateurs ont interprété cette phrase comme un appel à la violence pour stopper la candidate démocrate. Les conseillers de Donald Trump ont évidemment plaidé la mauvaise compréhension, répétant que leur patron parlait du pouvoir électoral des défenseurs du second amendement.

Si cette sortie a permis à Donald Trump d’obtenir le soutien de la NRA, puissant lobby des armes, elle a suscité une très vive indignation. Celle de l’équipe de Hillary Clinton d’abord qui a évoqué un «langage dangereux». Ensuite, celle de la presse. Un «This isn’t a joke any more» (ce n’est plus une blague) barrait la une du Daily News hier, avec le sous-titre «Il doit mettre fin à sa campagne. S’il ne le fait pas, le Parti républicain doit l’abandonner.» L’éditorial du New York Times, «Un peu plus loin dans la crasse avec M. Trump», adoptait le même ton.

Santé mentale en question

Pour la énième fois, la sphère politico-médiatique parle de «ligne rouge franchie» par une personnalité avide de provocation et incapable de la moindre autodiscipline. Donald Trump a pourtant essayé de changer de registre lundi, en présentant son programme économique à Détroit. Mais le magnat de l’immobilier n’a pas tenu plus de 24 heures avant de déraper, suscitant des lâchages en chaîne. En début de semaine, ce ne sont pas moins de cinquante républicains occupant des postes haut placés dans la sécurité intérieure qui ont déclaré publiquement qu’il n’aurait pas leur voix. La santé mentale du candidat est également de plus en plus mise en question et scrutée. Une pétition va jusqu’à demander une expertise psychiatrique.

Créé: 11.08.2016, 07h24

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.