Samedi 19 octobre 2019 | Dernière mise à jour 03:18

Nucléaire iranien L'UE mise sur le dialogue entre l'Iran et les USA

Les pays européens veulent mettre à profit la détente observée au G7 de Biarritz entre Washington et Téhéran sur le dossier du nucléaire.

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Les pays de l'UE misent sur la volonté de dialogue entre Washington et Téhéran. Ils veulent éviter toute initiative qui pourrait y porter atteinte, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie allemande après des entretiens avec ses homologues français et britannique.

Les trois pays européens signataires de l'accord nucléaire conclu en 2015 avec Téhéran veulent profiter de l'élan du sommet du G7, au cours duquel le président américain Donald Trump a indiqué sa volonté de parler à l'Iran, a expliqué Heiko Maas au cours d'un point de presse.

«Notre priorité est de faciliter un dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran», a-t-il souligné. «Après le sommet du G7 à Biarritz, nous sommes tous d'avis qu'une volonté de dialogue existe entre les deux parties et qu'elle doit maintenant être mise à profit», a-t-il ajouté.

Un momentum à soutenir

«Si ce nouveau momentum est réel, il sera soutenu par l'UE», a assuré la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. «Nous avons besoin d'une désescalade des tensions dans la région. Nous devons ouvrir les canaux pour le dialogue et la coopération», a-t-elle souligné.

Federica Mogherini a insisté sur la nécessité de préserver l'accord actuel. Les Européens ont déclaré à plusieurs reprises qu'ils étaient déterminés à sauver l'accord, mais leurs efforts pour soutenir l'économie iranienne durement frappée par les nouvelles sanctions imposées par les Etats-Unis n'ont jusqu'à présent guère porté leurs fruits.

Le ministre britannique des affaires étrangères Dominic Raab a lui aussi exprimé sa volonté de «tirer parti de la dynamique des pourparlers positifs» du G7. Selon lui, «l'accord nucléaire est le seul accord sur la table qui empêche l'Iran de se doter d'une arme nucléaire et nous continuerons à travailler ensemble pour encourager l'Iran à respecter l'accord dans son intégralité».

Détroit d'Ormuz

«Nous avons également besoin du soutien international le plus large possible pour faire face aux menaces qui pèsent sur la navigation internationale dans le détroit d'Ormuz», a-t-il ajouté.

Londres s'est joint à l'opération navale lancée par Washington pour protéger la navigation commerciale dans le Golfe, en particulier dans le détroit stratégique d'Ormuz. Plusieurs autres pays européens ont exprimé des réserves sur cette initiative, craignant qu'une présence navale accrue dans la région n'aggrave une situation déjà tendue.

L'idée d'une mission d'observation européenne dans le détroit d'Ormuz a été évoquée, mais elle a reçu peu de soutien. «Il y a différents points de vue», a reconnu Heiko Maas, insistant sur la nécessité de «ne rien faire qui puisse mettre en péril les efforts diplomatiques». (ats/nxp)

Créé: 30.08.2019, 16h24


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