Mercredi 19 juin 2019 | Dernière mise à jour 01:50

Cour européenne Vincent Lambert pourra mettre fin à son agonie

La justice européenne a rejeté la requête des parents qui s'opposaient à l'arrêt des soins de leur fils, dans un état végétatif depuis dix ans.

Vincent Lambert est dans un état végétatif depuis 10 ans.
Vidéo: AFP

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Plus rien ou presque ne devrait s'opposer à la volonté de Vincent Lambert de mettre fin à son agonie. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a rejeté mardi la requête de ses parents contre l'arrêt du Conseil d'Etat qui avait validé la semaine dernière la décision d'arrêter les soins de leur fils, dans un état végétatif depuis 10 ans.

La CEDH a «refusé les demandes de mesures provisoires qui lui ont été présentées. Les parents auraient voulu que soit suspendue l'exécution de l'arrêt du Conseil d'Etat du 24 avril 2019 et qu'une interdiction de sortie du territoire soit prononcée à l'intention de Vincent Lambert», a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Vincent Lambert, ancien infirmier psychiatrique de 42 ans, en état végétatif à la suite d'un accident de la route en 2008, souffre de lésions cérébrales «irréversibles», selon les médecins. «Si nous ne pouvons que déplorer cette décision de la CEDH qui condamne Vincent Lambert à mort pour la 5e fois, c'est du CIDPH que nous attendons aujourd'hui et principalement que les droits de Vincent Lambert soient enfin défendus», ont réagi dans un communiqué ses parents, son demi-frère et sa soeur.

Après la validation de la décision médicale d'arrêter les soins par le Conseil d'Etat le 24 avril, ces derniers avaient saisi la CEDH et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l'ONU, ultimes recours d'une bataille judiciaire qui dure depuis plus de six ans. Déjà saisie en 2015, la CEDH avait validé l'arrêt des soins dans un arrêt de grande chambre.

Dans cette affaire devenue emblématique du débat sur la fin de vie en France, la famille se déchire entre partisans et opposants de l'arrêt des soins. D'un côté, les parents, le demi-frère et une soeur s'opposent à l'arrêt des soins et traitements; de l'autre, l'épouse Rachel - sa tutrice légale depuis 2016 -, son neveu François et cinq frères et soeurs du patient refusent l'acharnement thérapeutique. (ats/nxp)

Créé: 30.04.2019, 17h49

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