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États-Unis Washington annule les dérogations liées au nucléaire iranien

Les pays, comme la Russie, encore impliqués dans des projets nucléaires civils en Iran risquent désormais des sanctions de la part des États-Unis.

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, à Washington, le 20 mai dernier.

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, à Washington, le 20 mai dernier. Image: AFP

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Les États-Unis ont annoncé mercredi la fin des dérogations qui autorisaient jusqu'ici des projets liés au programme nucléaire civil iranien malgré les sanctions de Washington. Il s'agissait d'un ultime vestige, côté américain, de l'accord international de 2015.

«Aujourd'hui, j'annonce la fin des exemptions aux sanctions pour tous les projets nucléaires en Iran», a dit le secrétaire d'État Mike Pompeo dans un communiqué. Concrètement, les pays encore attachés à l'accord de 2015 et impliqués dans ces projets qui n'ont pas vocation militaire risquent d'être sanctionnés par Washington s'ils ne se désengagent pas. Cela concerne avant tout la Russie.

Malgré sa «campagne de pression maximale» contre Téhéran depuis qu'elle a claqué la porte en 2018 de l'accord nucléaire, l'administration Trump avait jusqu'ici régulièrement prolongé ces dérogations, sans leur donner de grande publicité.

Un délai de 60 jours

Elles concernaient notamment le réacteur de Téhéran destiné à la recherche, ainsi que le réacteur à eau lourde d'Arak, modifié sous le contrôle de la communauté internationale de manière à rendre impossible la production de plutonium à usage militaire. Mike Pompeo a octroyé une dernière période de 60 jours «permettant aux sociétés et entités impliquées dans ces activités de mettre fin à leurs opérations».

Le secrétaire d'État a en revanche renouvelé pour 90 jours la dérogation dont bénéficie le programme de soutien international à la centrale de Bouchehr «pour assurer la sécurité des opérations». Celle pour l'usine nucléaire de Fordo avait déjà été annulée en novembre.

Le débat était vif au sein du gouvernement américain depuis plusieurs mois sur la nécessité de soumettre aussi ces programmes, comme quasiment tout le reste de l'économie iranienne, aux sanctions de Washington, et empêcher ainsi les sociétés russes, chinoises et européennes impliquées de continuer à y prendre part. (ats/nxp)

Créé: 27.05.2020, 23h37

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