Samedi 21 avril 2018 | Dernière mise à jour 14:54
Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, après avoir nié l’ampleur des problèmes, a exprimé ses regrets.

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, après avoir nié l’ampleur des problèmes, a exprimé ses regrets. Image: Reuters/Robert Galbraith

Réseaux sociaux Les maîtres de la Silicon Valley sont pris au piège des «fake news»

Polarisation de la société, fausses informations, influence sur les élections: en 2017, Google, Facebook ou Twitter sont accusés de tous les maux. Pris de remords, leurs patrons veulent se racheter.

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Durant ces fêtes de fin d’année, on a vu moins de hoodies (pulls à capuche) dans les bars branchés de la Silicon Valley. Au lieu de susciter envie et admiration, porter un T-shirt ou un sweat avec le logo de Facebook, de Google ou de Twitter peut véritablement vous plomber la soirée. En 2017, les employés de ces géants d’Internet sont un peu devenus les nouveaux banquiers.

Les trois compagnies sont lourdement accusées: d’avoir renforcé la polarisation de la société américaine; d’avoir facilité l’ascension de Donald Trump; d’avoir été hackées par les services russes, permettant ainsi l’élection de ce fou dangereux; d’avoir asphyxié des médias en parasitant leurs revenus publicitaires. En d’autres termes, d’avoir mis à mort les derniers remparts contre l’effondrement de la démocratie américaine. Ces reproches, évidemment, sont formulés depuis plusieurs années, mais, jusque-là, le succès foudroyant des géants du Web les a maintenus sous une espèce de bulle, hermétique à toute remise en cause externe. Pour Facebook, Google ou Twitter, 2017 aura été l’année du retour de manivelle.

Et on ne compte plus les «repentis», qui ont tourné le dos au système. Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de Facebook pour l’expansion du nombre d’utilisateurs, aujourd’hui à la tête d’une société d’investissements philanthropiques, est l’un des plus célèbres d’entre eux. Il porte un regard acerbe sur les multinationales du Web: «Les outils que nous avons créés reposent presque tous sur des boucles de réponses à court terme et les poussées de dopamine qu’ils procurent aux utilisateurs. Ils sont en train de détruire notre société: pas de discours civil, pas de coopération, désinformation, absence totale de confiance.»

Les apps sur lesquelles vous passez des heures et des heures chaque jour reconfigurent votre cerveau, a-t-il ajouté devant un parterre d’étudiants de la Business School de l’Université Stanford. Standing ovation. En moins d’un mois, l’enregistrement vidéo de son intervention a été vu presque un million de fois sur YouTube.

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad. (Le Matin)

Créé: 06.01.2018, 22h45

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