Vendredi 23 février 2018 | Dernière mise à jour 13:37
Des échantillons de cannabis achetés à Genève et à Lausanne qui ne respectent pas les mentions qu’exigent la loi et les douanes suisses.

Des échantillons de cannabis achetés à Genève et à Lausanne qui ne respectent pas les mentions qu’exigent la loi et les douanes suisses. Image: Yvain Genevay/LMD

Fraude Du cannabis de contrebande supplante le CBD dans les kiosques

Le marché du cannabis légal connaît une crise qui affecte l’ensemble de la filière. Les professionnels dénoncent la diffusion de produits non conformes. Notre enquête confirme leurs soupçons.

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Ils figurent parmi les leaders du marché du CBD, ce cannabis légal qui a connu une explosion en Suisse l’an dernier, et pourtant ils ont vu leur chiffre d’affaires s’effondrer au cours des six derniers mois. Jeremy, employé d’Avalon, un des leaders du secteur basé à Epalinges (VD), témoigne d’une situation qui n’est plus tenable: «C’est une gigantesque chute, que ressentent la plupart des professionnels de la branche. En décembre, la baisse a été telle que nous avons dû nous séparer de plusieurs employés.»

Un marché déjà saturé

Plusieurs marques, même reconnues, parlent d’une baisse de 80% à 90% de leur chiffre d’affaires. Et des dizaines d’autres auraient disparu à la fin de l’année. Il faut dire que la concurrence fait rage sur le marché suisse, dans un contexte de surproduction. De cinq producteurs début 2017, l’administration en recensait 490 douze mois plus tard, auxquels s’ajoutent les importateurs.

Malgré les 60 millions de francs officiellement générés par le CBD sur l’année (hors produits dérivés, dont 15 millions de taxe sur le tabac reversé à l’administration), le green rush a entraîné une saturation du marché et un effondrement des prix, auquel n’a pas échappé Avalon, comme l’explique Jeremy: «Pour survivre, nous sommes passés de 1,12 gramme pour 20 francs, prix détail, à 1,75 gramme pour le même prix. Mais ça ne suffit pas toujours, car de la marchandise de contrebande circule, des paquets non déclarés aux douanes que l’on retrouve dans les kiosques. Comme ils ne s’acquittent ni des 25% de revers (taxes) ni des 7,7% de TVA, ils proposent des marges de 50 à 60% aux kiosquiers. Certains acceptent et ferment les yeux. Pour des marques comme nous, qui travaillons dans les règles, c’est difficile d’être compétitif. À Genève, où le problème est le plus criant, nous vendons très peu en ce moment.»

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad. (Le Matin)

Créé: 04.02.2018, 09h59

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