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Charles Ferdinand Ramuz a vécu les dix-sept dernières années de sa vie dans cette maison vigneronne qui est présente dans son œuvre.

Charles Ferdinand Ramuz a vécu les dix-sept dernières années de sa vie dans cette maison vigneronne qui est présente dans son œuvre. Image: Gerald Bosshard/LMD

Patrimoine La Muette, une maison de papier

L’avenir de la demeure de Ramuz, à Pully, suscite des débats. L’écrivain vaudois a habité dix-sept ans cette maison rose qui, elle-même, habite son œuvre. Visite de La Muette en compagnie de Ramuz.

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La poignée de laiton est toujours là, à gauche de l’entrée. On songe aux témoignages de ces écrivains qui, ayant traversé la petite place pulliérane, ont grimpé les trois marches du perron et tiré cette poignée qui faisait retentir une cloche lointaine: Charles-Albert Cingria, Denis de Rougemont, Alice Rivaz, André Chamson… Ils ont entendu un pas traînant qui se rapprochait, une toux de gros fumeur. Charles Ferdinand Ramuz venait leur ouvrir la porte de La Muette.

La Muette refait parler d’elle depuis qu’un Comité de sauvegarde de la maison de Ramuz a publié un manifeste, fin mars, pour demander une suspension des projets qui la concernent. Doit-on se résoudre à des aménagements qui ne conserveraient, des lieux où Ramuz vécut les dix-sept dernières années de sa vie, qu’un espace muséal de 100 mètres carrés? Le Conseil d’État vaudois a-t-il fait preuve de négligence patrimoniale? Le débat a été lancé. Mais de quoi parle-t-on exactement?

Rose par la pierre et verte par les volets, La Muette n’est pas qu’une maison en dur. Ramuz a habité une demeure vigneronne qui, elle-même, habite son œuvre. Il existe donc une Muette de papier. Au fil des pages que Ramuz a écrites entre 1930 et 1947, on peut la visiter de la cave au grenier en passant par le jardin.

C’est avec «Une main», son premier récit autobiographique, que La Muette entre dans l’œuvre de Ramuz. Publié en 1933, ce texte est né d’un accident survenu deux ans plus tôt. Installé depuis quelques mois à la Muette, Ramuz en sort pour aller acheter des cigarettes (Gauloise) au kiosque un peu plus haut. C’est une journée glaciale de janvier. En revenant, il glisse sur le verglas, chute, se casse une main. Le voilà chez lui, un bras immobilisé, qui se met à réfléchir sur ce que cette chute déséquilibre en lui.

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch (Le Matin)

Créé: 15.04.2017, 22h55

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