Vendredi 16 novembre 2018 | Dernière mise à jour 08:39
Développé par le MIT, aux États-Unis, DuoSkin est un dispositif qui s’applique directement sur la peau et permet à l’utilisateur de contrôler ses appareils mobiles, d’afficher et de stocker des informations.

Développé par le MIT, aux États-Unis, DuoSkin est un dispositif qui s’applique directement sur la peau et permet à l’utilisateur de contrôler ses appareils mobiles, d’afficher et de stocker des informations. Image: Dave and Les Jacobs/Getty Images

Innovation Les tatouages connectés surveillent votre santé

Aurons-nous tous un tattoo demain? Fréquence cardiaque, température ou activité musculaire peuvent être monitorées à distance. Gadget ou révolution?

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Imaginez que votre peau puisse communiquer en temps réel quantité de données vitales… C’est la promesse de nombreux dispositifs – encore à des stades expérimentaux pour la plupart – qui utilisent différentes méthodes pour collecter des informations à la surface de l’épiderme. Une équipe de l’Université du Texas a ainsi développé l’Electronic tattoo, un tatouage sous forme de patch qui s’applique sur la peau et surveille différents signaux biométriques tels que la fréquence cardiaque, l’activité musculaire ou encore la température du corps. Il est conçu pour récupérer et stocker des données et pourrait, dans une prochaine phase de développement, les analyser ou les transmettre à un médecin.

Le potentiel d’un tel dispositif est donc sans limites. On peut imaginer l’utiliser dans la surveillance de malades, de nouveau-nés prématurés, de sportifs de haut niveau… «Le tatouage lui-même n’est qu’un bout du dispositif interactif global, explique le Pr Antoine Geissbuhler, médecin-chef du Service de cybersanté et télémédecine des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il pourra transmettre ses données à un smartphone via un algorithme et piloter, par exemple, un pacemaker ou une pompe à insuline.»

Rapprocher toujours plus la technologie de l’humain, au point de la lui coller sur la peau, voilà la démarche dans laquelle s’inscrit la recherche. «Le but de ces dispositifs qui se placent à la surface du corps pour mesurer des données est de permettre une corrélation entre différentes informations qui s’y trouvent», ajoute le Pr Geissbuhler. Car sur la peau, beaucoup de choses peuvent se lire: la sueur, qui elle-même contient de nombreuses informations, mais aussi le pouls, la température, etc.

Améliorer le quotidien des malades

Basés sur un principe de collecte via des biocapteurs perfectionnés, ces patchs ont de nombreux types d’utilisation: mesurer le niveau d’alcool ingéré, l’exposition aux UV, à des produits chimiques ou à une radiation, puis analyser et transmettre des recommandations à l’utilisateur par le biais de son smartphone, par exemple. Allongé depuis trop longtemps sur votre transat, vous pourriez ainsi recevoir une alerte vous conseillant de vous mettre à l’ombre – ou de ne pas commander un troisième mojito…

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad. (Le Matin)

Créé: 08.09.2018, 23h00

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