Dimanche 31 mai 2020 | Dernière mise à jour 12:28

Santé En 2019, la rougeole a tué 5000 personnes en RDC

Quelque 5000 personnes sont mortes de la rougeole en République Démocratique du Congo (RDC) depuis janvier.

Un enfant se fait vacciner en RD Congo.

Un enfant se fait vacciner en RD Congo. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La rougeole a fait plus de 5000 morts en République Démocratique du Congo depuis janvier, deux fois plus que l'épidémie du virus Ebola qui sévit depuis août 2018 dans ce pays, a annoncé mercredi l'Organisation mondiale de la Santé.

«La flambée en RDC est la plus grande du monde. C'est l'une des plus importantes que nous ayons vues», a dit Kate O'Brien, directrice du Département d'immunisation de l'OMS, lors d'une conférence de presse à Genève.

Elle a précisé qu'à la date du 17 novembre, 250'270 cas avaient été enregistrés en RDC, et 5110 décès.

La dernière épidémie de rougeole dans ce pays avait été déclarée en juin et en septembre, une vaste campagne de vaccination avait été lancée en urgence.

L'OMS a indiqué que la campagne devait s'achever d'ici à la fin de l'année.

Maladie mortelle

Mme O'Brien a souligné que l'épidémie s'était répandue «dans tout le pays» et que les plus vulnérables étaient «les enfants et les bébés».

La rougeole, caractérisée par l'éruption de taches rouges sur la peau, reste une maladie potentiellement mortelle. Elle est causée par un virus qui se transmet très facilement par contact direct ou dans l'air ambiant. Avant l'arrivée des vaccins dans les années 1970, elle tuait dans le monde 7 à 8 millions d'enfants par an.

L'épidémie de rougeole en RDC a suscité beaucoup moins d'attention que l'épidémie d'Ebola qui fait rage dans l'est du pays depuis août 2018 et qui a fait quelque 2200 morts.

Ian Norton, de l'Unité médicale d'urgence de l'OMS, a déclaré que l'agence spécialisée de l'ONU avait commencé à former certaines équipes d'Ebola en RDC afin qu'elles traitent aussi les cas de rougeole.

Mais les efforts des équipes médicales pour venir à bout des deux épidémies sont entravés par la violence qui sévit dans l'Est.

L'OMS a notamment dû retirer 49 agents chargés de lutter contre le virus Ebola de la ville de Beni (est) en raison de l'insécurité.

Depuis le début du mois, 99 civils ont été tués par des groupes armés dans le territoire de Beni, selon le Groupe d'études du Congo (GEC) de l'université de New York.

«La réponse à Ebola est entravée par l'insécurité», a déploré Ian Norton. «On peut dire la même chose (...) pour la rougeole, pas seulement à Beni, mais dans l'ensemble du pays.»

Ian Norton a confié que l'OMS était «extrêmement inquiète» de l'insécurité croissante, en soulignant qu'elle avait «un impact désastreux sur la gestion de la maladie». (afp/nxp)

Créé: 27.11.2019, 18h21

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.