Lundi 1 juin 2020 | Dernière mise à jour 01:47

Espagne Ils attendent des explications sur les crimes de l'ETA

Une centaine d'intellectuels demandent que toute la lumière soit faite sur les crimes inexpliqués de l'organisation basque ETA.

L'organisation basque doit rendre des comptes selon une centaine de signataires d'une pétition.
Vidéo: AFP

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Depuis que l'ETA a déclaré qu'elle demandait pardon à toutes ses victimes, une centaine d'intellectuels et de victimes de l'organisation séparatiste basque lui ont demandé dimanche de faire la lumière sur ses crimes non élucidés et de condamner son «histoire de terreur», avant sa dissolution attendue début mai.

Ce manifeste, publié sur le site web change.org, réclame «pour un final digne et définitif» de l'ETA que «la lumière soit faite sur les crimes non résolus, dont le nombre s'élève au moins à 358». Les auteurs du texte demandent aux membres de l'organisation de «condamner» son «histoire de terreur, afin d'enlever toute légitimité à la violence, à l'intention des générations futures».

Il est signé notamment par les écrivains Fernando Savater et Fernando Aramburu et par Maite Pagazaurtundua, une députée européenne du petit parti espagnol de centre droit UPyD dont le frère, un policier, a été assassiné par l'ETA en 2003.

L'ETA, créée en 1959 en pleine dictature franquiste, a tué au moins 829 personnes au nom de son combat pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre, selon les autorités. Elle avait renoncé en 2011 à la lutte armée.

Cette organisation «n'a pas fourni d'informations sur les auteurs de centaines d'assassinats», rappellent les signataires, critiquant également la récente déclaration de l'organisation demandant pardon aux victimes qui n'ont pas «participé directement au conflit».

Le 20 avril en effet, l'ETA a pour la première fois demandé «pardon» à ses victimes, préambule à la dissolution unilatérale du groupe exigé par Madrid, réservant toutefois ce pardon aux seules victimes n'ayant pas participé au conflit. «C'est une nouvelle humiliation. Personne n'a connu une belle mort, personne n'aurait dû être assassiné», poursuivent les auteurs du manifeste.

La recherche des criminels continuera

Le ministre espagnol de l'Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a par ailleurs assuré que les forces de l'ordre continueraient à rechercher les militants de l'ETA en fuite, une fois l'organisation dissoute. «La police et la Garde civile vont continuer à faire ce qu'elles ont fait jusqu'à présent : rechercher les terroristes», a déclaré le ministre dans un entretien avec le journal basque Diario Vasco paru dimanche.

«Ils doivent se dissoudre, demander pardon, se repentir, payer leurs dettes aux victimes et collaborer avec la justice pour que la lumière soit faite sur tous les faits dont ils pourraient avoir connaissance. Sans toutes ces conditions, aucune fin de l'ETA ne peut (afp/nxp)

Créé: 29.04.2018, 17h00

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