Dimanche 15 décembre 2019 | Dernière mise à jour 05:32

France Son cœur lâche, le SAMU raccroche trois fois

Et la quatrième fois, ce sont les pompiers qui interviennent à Nancy. Trop tard, le quinquagénaire en détresse n'a pu être ranimé.

Une camionnette du SAMU français (photo d'illustration).

Une camionnette du SAMU français (photo d'illustration).

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Le parquet de Nancy a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort visant la prise en charge par les secours d'un homme décédé le 6 novembre.

Selon une amie du défunt de 54 ans, le SAMU a raccroché à trois reprises en l'espace d'un quart d'heure alors qu'elle-même et le malade, résidant à Dombasle-sur-Meurthe, à une quinzaine de kilomètres de Nancy, tentaient d'obtenir de l'aide, a rapporté «L'Est Républicain», révélant l'affaire. Au terme d'un quatrième appel, les pompiers qui avaient transmis les trois premiers au SAMU, se sont eux-mêmes déplacés, selon le quotidien régional.

Fortes douleurs

Le patient, qui souffrait de fortes douleurs à la poitrine et dont l'état de santé ne cessait de se dégrader, a fait un arrêt cardiaque et n'a pu être ranimé en dépit de l'arrivée d'une équipe du SAMU, venue en renfort. Confirmant l'ouverture d'une «procédure de recherche des causes de la mort», le procureur de Nancy a précisé que «dans ce cadre, une autopsie a eu lieu qui a conclu à un décès dû à une rupture de l'aorte».

«Il a été demandé au service d'enquête de procéder à la saisie et à l'exploitation de l'enregistrement de la régulation du SAMU», a ajouté François Pérain. Interrogée par l'AFP, l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est a indiqué avoir ouvert de son côté une enquête administrative qui donnera lieu «à une inspection dans les prochains jours». «Une enquête interne, en lien avec l'ARS est en cours», devant permettre «d'analyser les conditions de prise en charge du patient», a également indiqué à l'AFP le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy.

«Vous n'allez pas faire le diagnostic à ma place»

L'amie de l'homme décédé a raconté à «L'Est Républicain» ses appels au SAMU. «On me demande alors si je suis médecin avant de m'entendre dire: «Vous n'allez pas faire le diagnostic à ma place». On m'explique qu'il s'agit d'une grippe et qu'il faut l'emmener chez son médecin traitant. Et puis ça raccroche», a-t-elle relaté au sujet du premier appel.

Fin 2017, Naomi Musenga, 22 ans, était décédée aux urgences de l'hôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du SAMU. Deux enquêtes, judiciaire et administrative avaient été ouvertes. Cette affaire, qui avait suscité une immense émotion en France, avait entraîné une réforme de la formation des assistants de régulation médicale du SAMU.

(AFP/Le Matin)

Créé: 14.11.2019, 16h23

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