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France Trois adolescentes fauchées sur l'autoroute près de Montélimar

Trois adolescentes, sans doute soeurs, sont mortes sur l'A7, près de Montélimar, dans la Drôme. On ignore pour l'instant les raisons de leur présence à pied sur l'autoroute.

L'A7 à l'endroit où les trois adolescentes ont été fauchées.

L'A7 à l'endroit où les trois adolescentes ont été fauchées. Image: AFP

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Trois jeunes filles, des soeurs de Marseille selon les premiers éléments de l'enquête, sont mortes fauchées sur l'A7 dans la Drôme, où les enquêteurs s'interrogeaient samedi sur leur présence mystérieuse, à pied, en pleine nuit, à 17 km de la première entrée d'autoroute.

Malgré l'absence de tout papier d'identité sur les victimes, il ne fait désormais plus guère de doute qu'il s'agit de trois gitanes sédentarisées à Marseille, Carmen, 12 ans, Charlotte, 13 ans et Victorine, 19 ans, leur famille ayant confirmé leur départ depuis vendredi midi.

Circonstances floues

«Les corps sont dans un état qui rend difficile une identification et une reconnaissance absolue», a déclaré le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli, alors qu'un proche dépêché à la morgue de Montélimar n'a pu les identifier.

Néanmoins, «on est quasiment sûrs, mais ce n'est pas à 100%, d'avoir pu identifier trois jeunes filles d'une famille marseillaise» parties sans donner d'explications, a précisé le procureur. Les parents de cette fratrie de 18 enfants, trop effondrés pour faire le déplacement selon la gendarmerie, ne s'étaient pas inquiétés de leur départ.

La famille, établie dans la cité de la Castellane, dans les quartiers nord de Marseille, a pu être contactée grâce à un téléphone portable découvert sur les lieux du drame.

Grâce à un appel à témoin, les trois soeurs ont été localisées vendredi après-midi à Pierrelatte, une commune de la Drôme située à une quinzaine de kilomètres du lieu de l'accident.

«Un couple nous a contactés pour nous informer qu'il voyageait dans le même train, au départ de Marseille, que trois jeunes filles qui ressemblaient aux victimes», a déclaré un responsable de la gendarmerie. Les trois soeurs, qui voyageaient sans billet, avaient été priées de descendre de ce train en gare de Pierrelatte, selon ce couple.

Grâce aux images des caméras de surveillance, les jeunes filles ont pu être identifiées par leurs frères. L'enquête doit faire la lumière sur les raisons et les circonstances de leur présence à pied sur l'autoroute à hauteur de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

«On se demande comment elles ont pu entrer sur l'autoroute, car le point d'entrée le plus proche est à 17 kilomètres», s'interroge le procureur de la République de Valence Antoine Paganelli. Le déroulement de l'accident est en revanche plus clair: «Les jeunes filles marchaient sur la bande d'arrêt d'urgence quand, pour une raison encore indéterminée, elles ont traversé devant un poids lourd qui circulait sur la voie de droite.

Les conseils d'un patrouilleur

La voiture sur la voie centrale n'a pas pu les voir et les a fauchées», a expliqué un gendarme. Ce sont les conducteurs du camion et de la voiture ainsi que d'autres automobilistes qui ont renversé les trois gitanes qui ont prévenu les secours.

Le rôle d'un patrouilleur de la société d'autoroute ayant parlé aux trois jeunes filles avant l'accident a également été éclairci. Entendu samedi par les gendarmes, il a expliqué qu'elles avaient refusé d'obéir à sa demande de se mettre derrière les glissières de sécurité. Quand il s'est arrêté à leur hauteur, deux sont parties en courant. «A celle qui est restée, il a donné les consignes de sécurité, en lui demandant de se mettre derrière la glissière pour attendre les gendarmes... En entendant le mot 'gendarme', elle se serait enfuie en courant», a précisé un responsable de la gendarmerie de la Drôme.

Le patrouilleur, qui n'a pas le droit de prendre des usagers dans son véhicule, a déclenché une alerte signalant sur les panneaux de circulation la présence de piétons, selon la gendarmerie, qui a conclu que le patrouilleur avait «fait correctement son travail». (afp/nxp)

Créé: 17.03.2012, 08h19

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