Dimanche 15 décembre 2019 | Dernière mise à jour 16:20

France Il tue sa chienne au sabre sur ordre de Dieu

L'ancien militaire a entendu des voix, lui disant que son animal était impur. Il a ensuite envoyé la photo du cadavre à son ex-compagne.

Les gendarmes ont saisi plusieurs répliques d'armes à son domicile. Photo d'illustration

Les gendarmes ont saisi plusieurs répliques d'armes à son domicile. Photo d'illustration Image: iStock

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«Je ne sais pas ce qui m’a pris. Même aujourd’hui, je ne comprends pas. J’ai agi comme si j’étais commandé.» C'est ce qu'a expliqué à la barre cet ancien militaire, convoqué devant le tribunal de Bar-le-Duc (F) pour avoir massacré sa chienne à coups de sabre. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 5 au 6 juillet dernier.

Lors de sa comparution hier, l'homme a raconté qu'une voix lui avait commandé de tuer l'animal, car il était impur, relate «L'Est Républicain». L'homme, qui a combattu en Afghanistan, se rend , alcoolisé, dans son atelier où se trouve sa chienne. Il la frappe d'abord avec un sabre avant de l'achever avec un parpaing en béton. «Je me suis acharné dessus, j'était en plein délire.» Mais l'horreur ne s'arrête pas là. Il prend le cadavre en photo en l'envoie par SMS à son ex-compagne, dont il est séparé depuis mi-juin en écrivant: «Pas de pitié!».

Diagnostiqué bipolaire

Le quadragénaire doit en outre répondre de violences envers cette femme, commises fin janvier 2019, l'ayant brutalisée lors d'altercations.Le militaire a été diagnostiqué bipolaire en 2015 et une nouvelle analyse psychiatrique conclut à une altération du discernement lors du meurtre de sa chienne. Son avocate demande un examen complémentaire, pensant que c'était encore pire que cela: «Ses propos délirants par rapport à une menace terroriste, son délire mystique avec Dieu qui lui donne des missions, tout ça me fait penser à une abolition du discernement».

Le 14 juillet, un voisin avait alerté la gendarmerie, inquiété par son comportement délirant. Une fouille de son domicile avait permis de trouver des répliques d'armes qui ont été placées sous scellés et lui en garde à vue. Lors de l'audience, le substitut du procureur lui a dit: «Vous avez dégradé votre appartement, tué votre chien, quelle est la prochaine étape?», avant de requérir 10 mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve sur 18 mois et une obligation de soins. L'avocate de l'association animalière 30 millions d'amis a, elle, demandé qu'il lui soit désormais interdit de détenir un animal et 500 euros de dommages et intérêts (545 francs) pour tort moral. Jugement le 10 décembre.

Michel Pralong

Créé: 17.11.2019, 10h12

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