Lundi 17 décembre 2018 | Dernière mise à jour 09:17

Légende «Avec Bowie, on sortait pour s'amuser»

Mick Jagger se lance dans la production d'une série télévisée, avec «Vinyl». David Bowie a fait partie du projet.

«C’est vrai que la mafia faisait partie du monde de la musique dans les années 1970», confie Mick Jagger.

«C’est vrai que la mafia faisait partie du monde de la musique dans les années 1970», confie Mick Jagger. Image: AFP

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New York, en 1973, était une ville dangereuse et sauvage. Voilà l’ambiance de «Vinyl», la série produite par Sir Mick Jagger et Martin Scorsese, à voir dès le 15 février sur la RTS. Le réalisateur signe la mise en scène tandis que le chanteur des «Rolling Stones» a puisé dans ses souvenirs pour nourrir le contenu. «Le Matin» était parmi les rares médias invités par la chaîne HBO à rencontrer Jagger.

La mort de votre ami David Bowie a secoué la planète entière. Quelle a été votre réaction?

C’est important pour moi de penser avant tout aux grandes choses positives de notre amitié, les bons moments que j’ai passé avec lui. Je vous passe les détails.

Ah non, au contraire, racontez-nous ce que vous faisiez...

Disons que, lorsque nous habitions tous les deux à New-York, on sortait souvent ensemble des nuits entières pour s’amuser, on sortait danser.

Votre amitié avec Bowie remonte aux années 70 qui sont justement au cœur de votre série «Vinyl». Bowie est d’ailleurs présent dans le premier épisode...

Je trouvais intéressant d’avoir de vrais musiciens comme David Bowie et Led Zeppelin à côté de personnages fictifs. Le tout était de trouver un équilibre pour que le concept tienne la route. Quant à la musique des années 70, elle était à la fois fascinante et délirante. C’est le début du disc, du punk…C’était une époque où toutes les expérimentations semblaient possibles. Et ne croyez pas qu’il n’y avait que du bon!

«Vinyl», est-ce votre histoire?

Pas du tout!

Le premier épisode décrit une scène violente. Avez-vous vécu cela?

Est-ce que j’ai été témoin de crimes? Je ne vous le dirais pas. Par contre, c’est vrai que la mafia faisait partie du monde de la musique à cette époque.

Que connaissiez-vous du business à cette période?

Nous nous sommes vraiment fait avoir financièrement dans les années 60. J’ai commencé à m’impliquer dans les négociations avec les maisons de disques. J’ai voulu apprendre le bon et le mauvais: qui touchait de l’argent, qui utilisait qui..C’est comme ça que j’ai tout appris.

Vous avez écrit des chansons pour la série, n’est-ce pas ?

J’ai donné quelques idées et j’ai collaboré sur des titres inédits car je trouvais important de mélanger des chansons connues de l’époque avec des créations originales. J’ai aidé mon fils James qui incarne le chanteur du groupe fictif «The Nasty Bits» avec l’une de ses chansons en écrivant quelques lignes. C’est son travail avant tout.

Vous avez 7 enfants de 4 femmes différentes mais aussi 5 petits-enfants et vous êtes arrière-grand-père. Etes-vous là pour les soutenir s’ils veulent suivre vos traces?

Mon but est surtout de les encourager. Pour James, je veux surtout m’assurer qu’il soit à l’aise avec les exigences du show-business. Je lui ai raconté quelques histoires de ma vie dans les années 70 pour qu’il s’invente son personnage. Cette discussion restera un secret entre lui et moi.

Pourquoi ne pas apparaitre dans la série vous-même en tant qu’acteur ou en jouant votre propre rôle?

Qui vous dit que je ne serais pas dans un épisode? Gardons un peu de suspense (rires).

Le titre de votre série joue aussi sur la mode des vinyls...

Vous allez rire, mais maintenant je n’écoute aucune chanson sur un vinyl et je n’ai pas de collections de 45 tours ou 33 tours chez moi. Par contre, je sais que tous mes enfants s’éclatent avec les vinyls.

Quel est le premier disque que vous aviez acheté ?

«Teenager in Love» de Frankie Lymon. Je me souviens encore de la mélodie.

A quand le retour des Rolling Stones en Suisse?

Nous allons démarrer le 3 février une nouvelle tournée en Amérique du Sud avec des étapes au Chili, Brésil, Pérou, Argentine, etc. Ensuite, je travaille sur de nouveaux titres puis nous verrons la suite des évènements.

A 72 ans, quel est votre secret de longévité?

Aimer la vie et avoir constamment le désir de découvrir quelque chose de nouveau. Chaque concert est un challenge car j’ai besoin de me sentir en communion avec les spectateurs. Chaque show doit être unique même si je chante un titre pour la millième fois. (Le Matin)

Créé: 19.01.2016, 06h41

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