Mardi 18 décembre 2018 | Dernière mise à jour 15:13

Interview Cate Blanchett: «J'ai habité dans une maison où un meurtre avait été commis»

L'actrice est à l'affiche de «La prophétie de l'horloge» et est revenue sur les moments effrayants de sa vie.

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C'est au Magic Castle, l'une des plus anciennes bâtisses de Hollywood où de grands magiciens comme Houdini ont fait leurs débuts que Cate Blanchett nous reçoit. L'Australienne est à l'affiche de «La prophétie de l'horloge», actuellement dans les salles de cinéma en Suisse romande.

Votre personnage du film «La prophétie de l'horloge» est habillée en couleur pourpre constamment. Est-ce votre choix?

Non ma couleur favorite à porter est le noir... Même si on m'a appris dans l'enfance que techniquement cela n'est pas une couleur. C'était intéressant en préparant le tournage de travailler sur les croquis d'Edward Gorey qui illustrent le livre. J'avais lu l'ouvrage dans ma jeunesse et je ne ressemble guère à la description physique de cette sorcière qui est, à la base, une dame de 90 ans qui fume cigarette sur cigarette. Disons que les producteurs dans l'entourage de Steven Spielberg ne voulait pas de cette image pour leur adaptation destinée à un large public.

La maison hantée du film est remplie de pendules en tout genre. Quels sont vos relations avec le temps ou l'heure?

Mon mari et moi avons pris un engagement au soir de notre mariage; celui de ne jamais aller au lit avec nos montres au poignet... Mais je n'en dirais pas davantage (elle éclate de rire).

Êtes vous une fan de magie?

Et comment! Le simple fait de vous rencontrer au Magic Castle qui est devenu un club privé où l'on doit connaître un magicien pour assister aux shows, cela suffit à me faire frisonner. Je pourrais crier de joie si un magicien entrait dans la pièce pour nous faire un simple numéro de cartes. Je retrouve mon âme de 5 ans dès que je vois de la magie. La lévitation m'impressionne à chaque fois car je ne vois jamais les trucages.

Avez-vous pris cela comme un compliment ou une insulte qu'on vous propose d'incarner la plus puissante sorcière au monde de 90 ans?

Je vous avoue que l'idée m'a intrigué car je me demandais bien comment Eli Roth allait réussir cette adaptation. L'intérêt pour moi était surtout de collaborer avec ce réalisateur, réputé pour ses films d'horreur, et qui signe ici son premier long métrage familial. Eli a réussi à conserver le côté frisson qu'il maîtrise totalement tout en faisant une aventure pour toutes les générations.

Certaines critiques comparent «La prophétie de l'horloge» à la série des films« Harry Potter». Êtes vous prête pour une trilogie?

Je ne fonctionne qu'un projet à la fois. C'est vrai qu'il existe plusieurs autres livres que je n'ai pas lu. Je comprends la référence à Harry Potter mais il existe des dizaines d'autres livres sur la magie. La force de «La prophétie de l'horloge» est que le livre est ancré dans la réalité. Vous avez 3 personnages principaux qui ont été brisés par la vie. Le premier est un enfant orphelin, le second est un survivante de l'holocauste et le troisième s'est échappé de sa famille très jeune. Il a connu les horreurs de la guerre et doit se battre pour éviter qu'un sorcier malsain détruise le monde. On est quand même loin de Poudlard, non?

Cela doit aussi être sympa pour vous en tant que maman de faire un film que vos 4 enfants peuvent regarder...

Mon fils aîné, Dashiell, a 16 ans et il regarde déjà des films bien plus élaborés que celui-là. Il adore voir l'histoire du cinéma et me parlait récemment des films de Bogard qu'il a adorés. D'ailleurs, je ne vous cache pas que c'est lui qui m'a poussé à accepter «La prophétie de l'horloge». Quand je lui ai dit qu'Eli Roth serait le réalisateur, Dashiell m'a répondu: «Fonce maman, ca va être de la bombe!» Comment dire non après cette réflexion.

Êtes vous une fan des films d'horreur ou du macabre?

Quand j'ai quitté la maison familiale pour aller à l'école d'arts dramatique, j'ai habité dans une maison où un meurtre avait été commis. Au début j'espérais tous les soirs y voir un fantôme ou un esprit. Quelques mois plus tard, j'ai appris que la personne avait été assassinée dans la chambre où je dormais. Mais comme je n'avais pas d'argent, j'étais vraiment désespérée pour trouver une chambre dans une colocation. Je suis restée dans cet endroit trois ans car c'était le loyer le plus abordable que j'avais trouvé. Je n'ai rien vu, ni entendu, pendant toute cette période. Mais le jour où j'ai quitté cette maison, en refermant la porte de la chambre, je vous jure que j'ai entendu une voix dire «Cate». A ce jour, je ne sais toujours pas si c'était un bruit, un truc dans ma tête ou un esprit. (Le Matin)

Créé: 30.09.2018, 12h25

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