Jeudi 19 septembre 2019 | Dernière mise à jour 03:14

Témoignage Darius Rochebin: «Être père me tient en éveil»

Le présentateur du «19:30» sur la RTS s'est confié à la veille de son 50e anniversaire qu’il fêtera le 25 décembre.

Programme

«La pauvreté en Suisse est souvent sous-estimée. Il est salutaire de montrer son existence et d’essayer, un peu, d’y remédier», explique Darius Rochebin au sujet de
«Cœur à Cœur», l’opération de la RTS et de la Chaîne du Bonheur contre la précarité.

«Le Matin» vous livre chaque jour le nom des invités du studio de la place Centrale, à Lausanne.

Aujourd’hui:

Lionel Baier à 9 h, Karim Slama 10 h, Nicolas Fraissinet 16 h. Concert gratuit: Mark Kelly 19 h, puis The Rambling Wheels.

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Darius Rochebin était hier l’invité de Pauline Seiterle, Jonas Schneiter et Philippe Robin dans le studio de verre de la RTS à la place Centrale, à Lausanne, pour parler de la précarité en Suisse (lire encadré). Une semaine tout juste avant son 50e anniversaire, le jour de Noël. Un cap qui n’angoisse pas le journaliste préféré des Romands, comme il nous l’a confié.

Que ressentez-vous à l’approche de vos 50 ans?

Pas grand-chose en réalité. Le seul critère qui compte, c’est celui de la santé, pas celui des années. Et je vais bien. Je suis très faiblement sportif, mais je marche beaucoup, j’essaie de m’entretenir. Je suis très attentif à ce que je mange. Ce qui me frappe, plus que mon âge, c’est la distance du temps. Quand je me rends compte que cela fait déjà 30 ans que j’ai eu ma matu, quand je revois des amis d’enfance qui ont l’air vieux. Ce sont ces choses qui me rappellent que la vie passe très vite.

Que ferez-vous pour votre anniversaire?

En fait, je travaille le 25 décembre. Ensuite, j’aurai un Noël en famille. J’ai une belle-famille avec beaucoup d’enfants, on chante des chants de Noël. C’est très gai. J’ai la chance que mon anniversaire se mélange à Noël, il y a toujours une bonne ambiance.

Vous évoquiez souvent en interview votre angoisse du temps qui s’enfuit, mais semblez plus serein aujourd’hui.

C’est possible que je vive mieux le fait de vieillir à 50 ans qu’à 40… Paradoxalement, on peut se sentir plus jeune à un moment donné parce qu’on est de bonne humeur, parce qu’on a le cœur plus léger. À 20 ans, je me sentais plus ankylosé qu’aujourd’hui parce que je ne savais pas quel métier choisir. Maintenant je suis très heureux de ce que je fais. Et cela me rajeunit d’une certaine manière. La sensation de l’âge est assez arbitraire. Vivre, c’est passionnant. Plus on vit âgé, plus on peut satisfaire sa curiosité. Je trouve que c’est un cadeau très précieux.

Diriez-vous que vous êtes un homme heureux, que vous avez tout ce dont vous rêviez?

Non, non. On n’est jamais complètement heureux car on a tous des proches qui ont des cancers ou qui vivent des situations difficiles. On vit tous des choses paradoxales. Voltaire disait: «Il est poli d’être gai.» Il faut toujours essayer de tirer vers le haut, de mettre le plus possible de bonne humeur même dans les situations tragiques. On n’est jamais heureux. Il faudrait vivre dans une bulle pour ça.

Vous imaginez-vous un jour prendre votre retraite?

C’est très addictif l’info. La curiosité est toujours présente, on a toujours la curiosité du lendemain. Nous avons notre première séance de rédaction à 8 h 30. Et depuis toutes ces années, j’y vais toujours avec le même enthousiasme car il y a une part de surprise. On ne sait pas de quoi la journée sera faite. Ça vous pousse en avant.

Travailler à la télévision vous force à soigner votre image. Envisagez-vous d’avoir un jour recours à la chirurgie pour effacer les traces du temps?

Au contraire, je trouve que vieillir naturellement c’est bien. Il y a une maxime qui dit «Après 40 ans, on est responsable de son visage». Il y a un petit fond de vérité. Si on n’est pas aigri, les rides restent harmonieuses. Je n’ai pas peur de la vieillesse physique. Ni des cheveux blancs, ça peut être très élégant.

Votre épouse attend votre deuxième enfant. Vous dites de vous que vous étiez un enfant roi. Quel genre de père êtes-vous?

J’ai la chance d’avoir une épouse qui a été élevée avec des frères et sœurs dans une famille assez stricte où on leur rappelait qu’il fallait partager. Ma femme m’aide beaucoup en cela car c’est vrai que quand on a grandi en enfant unique, on manque parfois de ces repères-là.

Quand on est un jeune papa finalement les années ne comptent plus!

Ah oui, c’est un don du destin. C’est vrai que c’est amusant, à 50 ans, de pouvoir rejouer au loup avec ma fille (ndlr: Maïa, 7 ans en janvier). J’adore! On se court après dans l’appartement, on décide que telle ou telle chambre est la maison magique. Ça vous tient en éveil. Je dois me battre, mais des fois je gagne! (Rires.) Il m’est arrivé une ou deux fois de tomber et de me taper la tête. Le lendemain, au travail, je n’osais pas dire pourquoi j’avais un bleu!

Créé: 19.12.2016, 06h45

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