Lundi 16 septembre 2019 | Dernière mise à jour 05:28

Interview indiscrète «Je n'avais pas le besoin d'être mère»

L’actrice Elsa Zylberstein enchaîne les tournages, du drame à la comédie, avec toujours le même plaisir depuis presque 20 ans.

Je suis fascinée par Jake Gyllenhaal. On s’est croisés à Cannes, mais je n’ai pas osé lui parler.

Je suis fascinée par Jake Gyllenhaal. On s’est croisés à Cannes, mais je n’ai pas osé lui parler. Image: AFP

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Elsa Zylberstein, ex-compagne d’Arnaud Montebourg et d’Antoine de Caunes, était fin 2015 la muse d’«Un + Une» de Claude Lelouch. Pour le cinéma, elle ne s’arrête jamais: elle vient de terminer le drame «Un sac de billes» avec Patrick Bruel et tourne déjà une comédie avec Franck Dubosc, «Les têtes de l’emploi». Rencontre avec une passionnée.

Elsa Zylberstein, qui êtes-vous?

Je suis plusieurs! Il y a une schizophrénie à l’intérieur de moi qui me permet d’être toutes les femmes.

Votre premier souvenir?

Je me vois dans la résidence où j’ai été élevée. J’avais probablement 7 ans. Je me souviens de l’entrée, des couloirs, des escaliers… C’est la première chose qui me passe par la tête.

Etiez-vous un enfant sage?

Oui très sage. J’étais timide, introvertie et plutôt mal dans ma peau. C’est la danse classique qui m’a aidée à m’épanouir, avant le théâtre au Cours Florent.

Enfant, de quoi aviez-vous peur?

J’avais peur de tout, mais surtout du monde. J’étais une gamine constamment collée à mes parents.

Votre mère vous disait-elle «je t’aime»?

Tout le temps.

Dans l’enfance, quel fut votre plus grand choc?

La mort de ma grand-mère. C’est la première fois que je perdais quelqu’un de proche et que j’adorais.

Comment avez-vous gagné votre premier argent?

Avec le film «Van Gogh» de Maurice Pialat, en 1991. J’étais figurante et le réalisateur s’est approché de moi alors qu’il venait de virer son actrice. Il m’a demandé de réciter quelques phrases et il m’a donné le rôle sur-le-champ.

Que vouliez-vous devenir?

Une grande actrice et je continue à travailler pour ça.

L’amour pour la première fois. C’était quand et avec qui?

C’était dans ma jeunesse, durant des vacances sur l’île d’Yeu avec un très beau mec qui s’appelait Christophe.

C’est quoi, le vrai bonheur?

Etre aimée follement par un homme que j’admire. Je sais que l’homme idéal n’existe pas. Chacune a son idée de l’homme parfait. Moi, je déteste le mensonge et l’infidélité.

La plus belle de vos qualités?

Je crois que je suis à la fois spontanée et généreuse.

Votre plus grand regret?

Je n’ai pas de profond regret. On me demande souvent si je ne regrette pas de ne pas être mère, mais cela n’a jamais été un besoin impétueux pour moi.

Avez-vous déjà volé?

Oui. La première fois, c’était dans un magasin Prisunic de mon quartier. J’ai volé un rouge à lèvres que j’avais glissé dans mon collant. Il a tellement glissé qu’il est sorti par le bas et j’ai dû le reprendre discrètement par terre pour le remettre à sa place sur l’étalage pour ne pas me faire attraper.

Avez-vous déjà tué?

Non jamais… Enfin, j’ai sûrement tué des moustiques, des araignées mais ça ne compte pas!

Si vous aviez le permis de tuer quelqu’un, qui serait-ce?

Je m’en servirais contre ces mecs atroces de Daech qui sèment la terreur.

Avez-vous payé pour l’amour?

Payé directement non. Par contre comme je suis actrice, c’est toujours difficile de savoir si un gars est avec moi par intérêt ou par amour. Il y en a que je soupçonne d’avoir été avec moi pour être dans la lumière, pour ce qui brille.

Avez-vous déjà menti à la personne que vous aimez?

Oui bien sûr et sans regret.

Avec qui aimeriez-vous passer une agréable soirée?

Woody Allen. Je donnerais beaucoup de choses pour tourner dans l’un de ses films. Il est un réalisateur rare car tellement original.

Qui trouvez-vous sexy?

Jake Gyllenhaal. Je suis fascinée par ce gars que je trouve un excellent acteur. Je l’ai vu dans «Night Call» et sa prestation m’a bluffée. Le plus drôle est que l’on s’est croisés à Cannes au dernier festival, mais je n’ai pas osé lui parler. Nous étions à la même projection et il sortait des toilettes alors que j’allais y entrer. On s’est souri, mais c’est tout. J’adore ce qu’il dégage.

Pour qui était votre dernier baiser?

Un amant juste avant de venir à notre rendez-vous.

Vos dernières larmes?

Je pleure souvent et facilement car je laisse exprimer mes émotions.

De quoi souffrez-vous?

Justement, je souffre d’une trop grande fragilité parfois. Je sais que c’est quelque chose d’utile pour une comédienne, mais c’est très dur à gérer au quotidien.

Avez-vous déjà frôlé la mort?

Non, je ne le crois pas… Ou sinon je ne m’en suis pas rendu compte.

Croyez-vous en Dieu?

Absolument. J’ai grandi avec un père juif et une mère catholique. Je suis aussi très attirée par le bouddhisme.

Votre péché mignon?

Il n’y a qu’une chose qui me fait faire des folies: le cinéma!

Le livre et le CD que vous emmenez sur une île déserte?

En musique, c’est mon premier grand amoureux avec lequel je suis restée 7 ans qui m’a fait découvrir beaucoup de choses (ndlr: Antoine de Caunes, mais Elsa ne prononce pas son nom). Grâce à lui, j’ai écouté des milliers de fois l’album de John Lennon et Plastic Ono Band. Ma chanson favorite est «Mother». (Elle se met à chantonner.) Mon livre préféré est «Portrait de femme» de Henry James.

Combien gagnez-vous par an?

Je ne vous le dirai jamais. Mais cela change chaque année en fonction de mes tournages.

Pensez-vous gagner assez par rapport au travail fourni?

Pas du tout.

Qui sont vos vrais amis?

Mes deux meilleurs amis sont proches de moi depuis nos 17 ans. Noël Deschamps, en charge d’un atelier d’écriture, Equinoxe. Et Brigitte Maccioni, productrice à l’Union générale cinématographique.

Que souhaitez-vous à vos pires ennemis?

De ne plus jamais croiser ma route.

Ronflez-vous la nuit?

Non, mais par contre il me faut beaucoup de sommeil. Je suis comme un bébé, il me faut au moins mes 8 heures.

Qui aimeriez-vous voir répondre à ce questionnaire?

Je sais que Jean Dujardin a déjà répondu à vos questions. Nous sommes très copains depuis le tournage d’«Un + Une». J’aimerais bien lire ses réponses.

Créé: 07.05.2016, 09h02

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