Dimanche 27 mai 2018 | Dernière mise à jour 00:20

Exclusif Miss Suisse est enceinte!

Lauriane Sallin et son compagnon attendent un enfant pour le mois de mai. Et vivent pleinement chaque instant de cette grossesse à deux.

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Elle aura marqué l’histoire des Miss Suisse comme personne avant elle. D’abord, par la longévité de son règne, faute d’élection en 2016 et en 2017. Mais surtout par son originalité, son caractère et son engagement au-delà des attentes. Un engagement qui l’a conduite à passer son permis poids lourds pour acheminer du matériel médical au Maroc.

Alors qu’elle quitte ses fonctions le 10 mars, Lauriane Sallin créé de nouveau la surprise: elle est la première lauréate en titre à afficher un petit ventre rond. La Fribourgeoise et son compagnon grec, Giorgos Christophoros Palamaris, avec lequel elle vit désormais entre Tinos et Athènes, attendent leur premier bébé. Ils avaient craqué l’un pour l’autre à l’été 2016 lorsque l’étudiante en lettres et archéologie effectuait un stage à Délos. Lauriane a décidé de partager son bonheur avec les lecteurs du «Matin» qui l’ont accompagnée tout au long de ses années de règne.

Ils l’appellent «Allumette»

De retour en Suisse pour une semaine, les futurs parents se sont confiés sur celui qu’ils surnomment pour l’instant tendrement «Allumette». «Je suis au sixième mois, explique Lauriane. Enfin, la 27e semaine. La naissance est pour début mai. Alors on a pensé qu’il était temps de le dire. On est très heureux.»

Fille ou garçon, le couple ne souhaite pas le savoir. «On est contents avec les deux. Je ne voulais pas connaître le sexe car je me comporterai exactement de la même manière que j’ai une fille ou un garçon. Un bébé, quel que soit son genre, ne veut qu’une chose: de l’amour.» Leurs choix de prénoms féminins et masculins se précisent. «On est plus ou moins d’accord car on a les mêmes goûts. On voulait un nom qui soit prononçable en français et en grec. On a trouvé plus facilement des noms de fille», reconnaît la jeune femme. Giorgos ajoute: «La tradition en Grèce veut qu’un fils porte le prénom de son grand-père. Mais on ne va pas l’appeler Evangelos! En français, cela n’ira pas trop.»

Ce sera donc «Allumette», jusqu’au terme. «Je lui parle beaucoup, en grec, et je lui chante des berceuses. Depuis un mois, le bébé m’écoute, je le sens», dit le futur papa comblé. Il vit au rythme de Lauriane. Tous deux déclarent d’ailleurs régulièrement durant notre entretien: «Nous sommes enceintes.» Et le jeune homme de rire, en se tapotant le ventre: «Je ressens les mêmes symptômes qu’elle. Et je mange pour deux.» Des symptômes, Lauriane n’en a eu qu’au premier trimestre: «Je dormais sans arrêt et l’odeur de l’ail me soulevait le cœur.» Des fringales? «Au tout début, j’aurais pu ne manger que du pain. C’est drôle, car le mangeur de pain c’est Giorgos. Alors je me suis dit que le bébé avait déjà hérité ça de lui.»

L’âge de sa sœur

Le sculpteur de 31 ans s’investit pleinement dans cette grossesse, faisant notamment de l’haptonomie (voir page suivante) avec sa chérie. «J’ai toujours voulu avoir une famille», glisse-t-il. Il se verrait bien avoir plusieurs enfants. Pourtant, l’effet de surprise était bien là. Même s’ils n’utilisaient pas de contraception: «Je ne prends pas la pilule. Par conviction personnelle, je ne prends jamais de médicaments s’ils ne sont pas absolument nécessaires. J’ai vu ma sœur en prendre tellement», rappelle-t-elle au sujet de Gaëlle, décédée à 24 ans d’une tumeur au cerveau en 2015. L’âge de Lauriane aujourd’hui alors qu’elle s’apprête à donner la vie. «Le risque de tomber enceinte faisait partie de notre relation, oui. Cela peut paraître old school, mais pour moi, quand on s’aime, il y a cette possibilité. Quand j’aime, c’est totalement. Le résultat, c’est ce bébé.» Ses parents ont été surpris: «C’était un choc quand même. Je leur dis que je prends une année sabbatique, que je vais vivre en Grèce et qu’on va avoir un enfant! Alors qu’ils n’avaient vu Giorgos qu’une fois. Mais je sais qu’ils sont heureux.» Après la naissance, la famille aura une nouvelle raison de se réjouir: les amoureux vont se marier.

Cette semaine, le couple, très concerné par le respect de l’environnement, a fait ses premières emplettes de parents: des lingettes réutilisables. Pour les habits, Lauriane qui adore coudre, en réalisera quelques-uns elle-même. Leur enfant sera élevé dans les deux cultures, détaillent encore Lauriane et Giorgos qui communiquent en anglais, tout en apprenant chacun la langue de l’autre. Mais où? «On a la chance de pouvoir être tranquilles cette année. On passera du temps dans les deux pays. Notre bébé aura ce qui lui faut aux deux endroits, même si nous n’avons pas préparé une chambre. Ce sera un bébé voyageur.»

Mais une chose est sûre: il naîtra en Suisse car Lauriane Sallin souhaite vivre ce moment intense dans sa langue maternelle. «Je veux aussi un accouchement naturel, ce qui est plus rare en Grèce. Cela se fera dans une maison de naissance avec une sage-femme. Ensuite, j’allaiterai.» Mais pour l’heure, cap sur la Grèce: le 14 février, ils rentrent à Athènes. Pour la Saint-Valentin? «Nous n’y accordons pas trop d’importance. On s’aime tous les jours. Nous reviendrons environ six semaines avant le terme car après je ne pourrai plus prendre l’avion.»

Et de conclure: «Je sais que certains diront que c’est tôt pour avoir un bébé. Mais j’ai la chance d’être en vie, enceinte de l’homme que j’aime. Je me dis qu’il n’y a aucune raison de se plaindre ou d’avoir peur.» (Le Matin)

Créé: 09.02.2018, 06h28

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