Vendredi 18 août 2017 | Dernière mise à jour 16:23

Interview indiscrète Rocco Siffredi: «Ma femme est ma chance»

L’ex-acteur italien de films X est à Genève pour le salon Extasia. Pour «Le Matin», il a parlé de tout, tout, tout.

Vidéo: Laura Juliano

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Plus de 30 ans dans le porno, devant puis derrière la caméra, 1300 films, un pénis de 24 centimètres et 5000 femmes. Mais Rocco Tano, alias Siffredi, 51 ans, n’offre son cœur qu’à une seule: Rosa Caracciolo, qu’il a épousée en 1991. Et qui avait tourné quelques films X avec lui.

Qui êtes-vous?

(Rires.) Cela fera 32 ans en mai que je fais ce métier et ce n’est que l’année dernière, dans l’émission «L’isola dei famosi» que j’ai cherché qui j’étais. J’y ai fait une belle autoanalyse. Il y avait toujours quelque chose en moi qui me dérangeait dans mon rapport avec ma famille, ma femme, sûrement lié à mon éducation avec beaucoup de restrictions italiennes. J’ai eu une sexualité très explosive depuis que j’étais enfant. J’ai réalisé que c’est ce qui fait ce que je suis. Il ne faut pas le haïr, il faut vivre avec.

Votre premier souvenir?

La mort de mon frère Claudio quand j’avais 6 ans. Il en avait 12. J’ai vu ma mère en souffrir jusqu’à sa mort. J’avais eu mon anniversaire et j’avais encore plein de ballons colorés. Je rentre de l’école et je vois ma mère crier. On me dit: «Ton frère est mort!» Je rentre dans ma chambre, avec cette douleur et j’éclate tous les ballons, l’un après l’autre, sans pleurer.

Etiez-vous un enfant sage?

Je crois que oui. Ma mère avait 5 fils et une fille et rêvait d’en avoir un de sage. Pour les Italiens, il en faut au moins un qui soit docteur ou prêtre. Elle disait que j’étais le plus beau (rires) et ferais un beau prêtre. J’ai été enfant de chœur.

Quand lui avez-vous dit que vous ne seriez pas prêtre?

(Rires.) Elle l’a compris seule le jour où elle m’a surpris en train de me masturber, vers 13 ans.

Votre mère vous disait-elle «je t’aime»?

Pas vraiment, mais elle me le montrait tout le temps avec ses yeux, ses sourires, ses attentions. Dans ma famille, le dialogue n’existait pas beaucoup. Je dis je t’aime sans arrêt à mes fils (ndlr: Lorenzo, né en 1996 et Leonardo, né en 1999.)   Votre mère ne vous a jamais jugé pour votre carrière?

J’ai eu la chance d’avoir une vraie mère qui adore son enfant et se réjouit de le voir content. Elle a eu des problèmes avec les voisins, choqués et a fini par répondre: «Je lui ai fait une bite comme ça et il fait ce qu’il veut avec!» J’ai pu aller loin dès que j’ai su qu’elle était avec moi. Mon père, lui, était mon plus grand fan. Comme si je faisais ce qu’il aurait aimé faire. On avait une connexion hormonale très forte. Ma mère me disait: «Toi, tu en as fait un boulot, mais lui, il voulait du sexe du matin au soir.»

Comment avez-vous gagné votre premier argent?

Vers 7-8 ans, en nettoyant les plages. Je voulais aider ma famille.

Que vouliez-vous devenir?

Pilote. Et juste après, acteur porno. A 11 ans et demi, j’ai vu mon premier magazine porno. Il y avait un mec avec une brune, puis une blonde, puis une rousse, puis avec les trois! J’ai pensé: «Je veux faire ça!» Je n’avais aucun doute.

L’amour la première fois?

J’étais amoureux à 14 ans. Pour un baiser, elle m’a fait attendre un mois. Et après, on n’a jamais rien fait. La première avec laquelle j’ai dormi, c’était Claudia, à 17 ans.

C’est quoi, le vrai bonheur?

Ma femme, mes gosses. Mais il y a toujours quelque chose qui me dit: «Tu ne les mérites pas.» Alors je vais voir les putes. La dépendance sexuelle m’a amené beaucoup de dépressions. Des fois, le bonheur, je fais tout pour le gâcher.

Avez-vous souvent payé pour l’amour?

Quand j’avais arrêté de tourner, l’animal en moi n’avait pas envie d’arrêter. Alors en un an, j’ai vu au moins 1000 prostituées! Quand je l’ai dit à ma femme, elle est tombée presque par terre. Mais après 30 ans de porno, une seule femme ne suffit pas. Rosa m’a dit: «Recommence à être acteur. Ce qui te manque, ce ne sont pas les femmes, ce sont les caméras, les performances.»

La plus belle de vos qualités?

La générosité. On me dit que je suis bon amant. Non, je suis généreux. Je ne jouis que si elle jouit. Et pas seulement pour le sexe. Cela peut être avec un cadeau, un sourire.

Le secret de votre couple?

Mon épouse connaît l’animal. Elle est très intelligente. La plus grande chance de ma vie, ce ne sont pas les 5000 femmes que j’ai eues. Même si des mecs me disent: «Je donnerais 10 ans de ma vie pour un mois de la tienne.» Ou pire: «10 ans pour un jour avec ta bite!» Ma plus grande chance, c’est Rosa qui a compris qu’un homme, il faut l’aimer comme il est, et pas comme on aimerait qu’il soit. J’essaie de ne jamais lui manquer de respect.

Qui trouvez-vous sexy?

Les femmes féminines. Je ne regarde pas si elles ont de grands seins, un grand cul. C’est la sensualité le plus important.

Votre fantasme?

J’en ai un, depuis toujours. Je me lève le matin, je vais au café et la barmaid me fait une belle pipe. Après, à la banque, dans la file d’attente, une femme se retourne et je la baise. Mon fantasme c’est de vivre en toute normalité le désir que je vois dans les yeux des gens.

Avez-vous déjà volé?

Oui, les serviettes d’hôtels. On ne sait plus où les mettre. Dernièrement, je le fais moins. J’ai un problème avec la propreté. Si je me douche, et je touche quelque chose, je me redouche. J’ai besoin de linges propres, pas touchés.

De quoi souffrez-vous?

De tout! (Rires.) J’ai un corps abîmé. Beaucoup de sexe, c’est bien. Mais pas devant la caméra. Je me suis tapé des heures dans le froid, je me suis abîmé le dos, les genoux. J’ai donné beaucoup.

Et de problèmes de prostate?

Avec tant de partenaires, même si tout le monde est OK, si tu passes de l’anus au vagin, d’une femme à une autre, oui il y a toujours des bactéries qui créent des infections. Mais sinon, le docteur me dit que j’ai une superprostate, souple, pas gonflée. Je l’utilise beaucoup. (Rires.) C’est le secret: se vider tous les jours!

Déjà frôlé la mort?

Souvent sur les plateaux. Dernièrement, je shootais 7 filles sur un bateau et je me suis pris un pont. J’étais à terre, la tête ouverte, les filles criaient. A l’hôpital, on m’a dit que si j’avais eu la tête un peu tournée, je serais mort sur le coup.

Croyez-vous en Dieu?

Oui. Je suis persuadé que quelqu’un a dû construire tout ça. Mais je ne crois pas dans les institutions.

Combien gagnez-vous?

C’est le fisc? (Rires.) Je gagne bien ma vie car je me suis lancé dans plusieurs domaines. Mais dans la pornographie, on ne gagne plus comme avant. Les producteurs qui avaient fait une fortune n’ont jamais gagné ce que gagnent les 5-6 qui ont été les premiers à vendre la pornographie sur Internet. (Le Matin)

Créé: 02.04.2016, 09h02


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