Jeudi 17 janvier 2019 | Dernière mise à jour 12:00

Miss France Vaimalama Chaves: «J'étais une vraie peste!»

La Tahitienne de 24 ans se livre avec beaucoup d'autodérision et nous confie avoir fait pas mal de bêtises durant son enfance.

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Elle a marqué les esprits avec son «sapristi!» lancé le 15 décembre dernier lors de l'annonce de son sacre. Drôle, candide et venue d'un autre continent (voire d'une autre planète), la Tahitienne Vaimalama Chaves ne réalise toujours pas avoir été couronnée Miss France. Aussi naturelle que lors de la finale sur TF1, elle lâche au fil de notre conversation par téléphone quelques «zut!» et se révèle être une grande nostalgique. «Vous vous rendez compte qu'il ne me reste plus que 48 semaines. Cela va beaucoup trop vite!» rigole-t-elle.

Après sa victoire, elle est partie retrouver sa famille à Papeete. «J'y suis allée deux semaines. De nombreuses personnes sont venues à l'aéroport et à la parade qui a suivi deux jours plus tard. J'étais très impressionnée», raconte-t-elle. Un moment qui reste surréaliste pour la reine de beauté de 24 ans qui avoue n'avoir toujours pas réalisé ce qui lui arrive. «J'essaie juste de rester la même et de continuer mon petit bout de chemin.»

Vaimalama Chaves, décrivez-vous en quelques mots

Je suis quelqu'un de spontanée, rigolote et curieuse.

Votre tout premier souvenir?

Un jour, ma mère avait décidé de me mettre du rouge à lèvres car je n'étais pas à l'heure à la maternelle. Elle pensait que, si j'étais belle, on oublierait mon retard. La maîtresse m'a rapidement dit que je n'avais pas le droit d'être maquillée. Il a fallu tout enlever. J'ai appris qu'il valait mieux arriver moche mais à l'heure. (Rires.)

Étiez-vous un enfant sage?

On peut dire «oui», même si on a un doute?

Oui. Vous ne vous souvenez vraiment pas avoir fait des bêtises?

(Elle prend une voix dramatique) Moi? Des bêtises? Jamais! Chaque jour ma mère bénit le ciel de m'avoir eue. (Rires) Non! J'étais une vraie chipie! Chaque fois que j'avais envie d'embêter quelqu'un, je le poussais à bout puis je courais voir mon grand-père avec une tête triste pour qu'il hurle sur tout le monde. J'étais une vraie peste.

Enfant, que vouliez-vous devenir?

J'avais envie d'être grande pour gronder les gens qui étaient méchants avec moi. Aujourd'hui, j'ai juste envie d'être une femme heureuse et épanouie.

De quoi avez-vous peur?

Des araignées. C'est terrible! Quand je suis partie à Tahiti, j'ai dû prendre une voiture pour me rendre à un shooting photo. La personne à l'avant m'a dit: «Vai, ne panique pas, il y a une grosse araignée de la taille de la paume de ma main.» Je suis partie le plus rapidement possible et j'ai dû attendre qu'il se débarrasse de l'insecte.

Dans l’enfance, quel fut votre plus grand choc?

Je devais avoir entre 4 et 5 ans. Je me souviens que je courais autour de la piscine. Je rigolais, je rigolais, jusqu'à ce que... je tombe et cogne mon menton fort contre le sol. J'en garde une belle cicatrice. J'entends encore ma belle-mère me dire: «Arrête d'aller aussi vite tu vas finir par chuter.»

Votre mère vous disait-elle «Je t’aime»?

Bien sûr. Je trouve que c'est très important de montrer ses sentiments.

Comment avez-vous gagné votre premier argent?

C'était en primaire, j'avais envie d'acheter des cochonneries. Il y avait dans notre frigo des toasts, du jambon et du fromage et je faisais des croque-monsieur que je vendais aux enfants qui passaient devant.

L'amour pour la première fois. C’était quand et avec qui?

Pour mes grands-pères depuis que je suis toute petite fille.

Et vous n'avez jamais eu un compagnon?

Ha non, vous m'avez demandé quand est-ce que j'ai ressenti de l'amour pour la première fois. (Rires.) Je n'en dirai pas plus.

Adolescente, étiez-vous complexée?

Oui, par mon physique. Je venais d'arriver au collège et c'était très différent. Mes parents n'étaient plus là pour me dire comment je devais m'habiller. Au final, je ressemblais à un sac. Les autres filles de 12 ans avaient nettement plus de style et avaient même des abdos. Contrairement à moi qui avais juste la partie du haut et celle du bas de mon ventre. Aucune trace de muscles. Je les voyais pleines d'assurance, elles affrontaient l'école avec classe et j'étais loin d'être aussi confiante.

Qu'est-ce qui vous a poussé à changer?

J'en avais marre du regard des autres. J'ai entendu une histoire chouette qui m'a motivée. Puis j'ai commencé à faire du sport, à changer mon alimentation... En voyant les résultats, cela me donnait encore plus envie de me battre.

Votre plus grosse bêtise?

Il y a en a tellement! Attendez, je vais en choisir une bien. Quand j'étais en primaire, il y avait une fille qui n'était pas cool avec moi. On était voisines de table. Ma grand-mère était la maîtresse. Un jour, pour me venger, j'ai décidé de l'embêter un maximum et elle m'a donné un gros coup de poing. J'ai fait en sorte que ma grand-mère voit toute la scène pour qu'elle soit ensuite punie.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus chez vous?

Mes blagues nulles. Je trouve que c'est très important d'avoir de l'autodérision.

À qui aimeriez-vous offrir un verre?

Oh la la, il y en a plein. À toutes les personnes qui ont soif je leur offre un verre d'eau. Mais attendez! Vous parlez d'un verre au bar? (Elle éclate de rire.) Alors, à mon grand-père. Il me manque. Il est déjà souvent venu en France pour me voir, mais j'aimerais passer un peu plus de temps avec lui.

Avec quelle personnalité aimeriez-vous vous échouer sur une île déserte?

Oh mince! Je suis obligé de le dire? Je vais avoir honte si je ne lui plais pas. (Elle réfléchit longuement.) Le présentateur de «Man vs Wild», Bear Grylls. Si je dois m'échouer sur une île déserte, autant être avec quelqu'un qui va m'aider à m'échapper.

Pourquoi avez-vous pleuré la dernière fois?

Lorsque j'ai quitté ma famille il y a quelques jours. Ils sont ce qu'il y a de plus important pour moi.

Avez-vous déjà frôlé la mort?

J'ai frôlé la crise cardiaque lorsqu'on m'a élue Miss Tahiti et Miss France, ça compte?

Croyez-vous en Dieu?

Oui.

De quoi souffrez-vous?

Oh, attendez, on m'a dit de placer un gros mot. Zut! Je ne m'en rappelle plus. Enfin ce n'est pas un véritable gros mot... Pour répondre à votre question, je suis quelqu'un qui réfléchit après avoir agi. Ah voilà! Je suis parfois une branquignole. Ça veut dire ce que ça veut dire. Ah non, je viens de voir la définition qui dit: «Incapable, imbécile et fou.» Bon, je suis peut-être un peu folle, c'est vrai. J'évite de prendre les choses trop à cœur, je trouve que c'est important d'avoir du recul.

Quel est votre péché mignon?

Les bonbons chinois à la pomme. Ce sont des fruits séchés avec du sel, du sucre et du vinaigre, je crois.

Combien gagnez-vous par an?

Je ne sais pas pas encore, mais j'ai hâte de le découvrir.

Pensez-vous que vous gagnez assez par rapport au travail que vous fournissez?

Je ne pense pas que le travail que je fournis puisse être estimé. Ce que j'aime le plus c'est de faire sourire les gens. Et ça, ça n'a pas de prix. (Le Matin)

Créé: 09.01.2019, 11h49

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