Lundi 30 mars 2020 | Dernière mise à jour 15:11

Musique Les soeurs Berthollet victimes d'agressions sexuelles

Les musiciennes ont dénoncé dans une vidéo les gestes et remarques déplacées qu’elles ont subies de la part d’un chef d’orchestre. Les deux jeunes femmes âgées de 21 et 22 ans affirment avoir été témoin de harcèlement sexuel dès l’école.

Julie et Camille Berthollet racontent notamment qu'un chef d’orchestre s’est permis des gestes déplacés envers elles.

Julie et Camille Berthollet racontent notamment qu'un chef d’orchestre s’est permis des gestes déplacés envers elles. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le milieu de la musique classique n’est pas épargné par la vague #MeToo. Camille et Julie Berthollet viennent de jeter un pavé dans la mare en s’exprimant face aux caméras de Loopside pour dénoncer le harcèlement sexuel qu’elles affirment avoir subi ou dont elles ont été témoin.

Camille et Julie Berthollet parlent notamment de ce qu’elles ont vu dès l’école, affirmant que «des filles qui ont travaillé avec les mêmes profs que nous et qui étaient mineures ont dû coucher avec le prof». Camille Berthollet, révélée dans l’émission «Prodiges» de France 2, raconte ainsi que «certaines filles qu’on connaissait ont dû coucher avec le prof et les parents étaient au courant et c’est ça que je trouve scandaleux. C’est que les parents laissent faire des choses comme ça». «Quand on est ado et qu’on veut réaliser son rêve, on n’a pas toujours les gens autour pour nous dire "Fais attention" et on a vu des gens se faire un peu embrigader et c’est triste. On a eu de la chance, parce qu’on avait des parents qui nous ont toujours suivies et qui ont toujours regardé d’assez près ce qu’on faisait», ajoute sa sœur, Julie Berthollet, violoniste.

Elle confie également qu’elles ont été elles-mêmes confrontées très jeunes à des situations sexistes et déplacées. «Je me souviens quand j’avais 14/15 ans, avoir reçu des messages sur la taille de ma poitrine (…) d’un mec qui devait avoir 60 ans. (…) J’avais trouvé ça dégueulasse», ajoute Julie Berthollet, qui cite également « une main qui traîne sur la jambe, un regard super appuyé sur le décolleté, des remarques très déplacées » sur leurs vêtements, avec pour conséquence le fait qu’elles se sentaient «tristes» et «sales».

Julie Berthollet détaille l’expérience qui les pousse aujourd’hui à parler. «Une des raisons pour lesquelles on parle maintenant, c’est parce qu’on a eu une expérience de plus, et probablement de trop, avec un chef d’orchestre qui s’est permis des gestes déplacés», affirme-t-elle. Et de détailler qu’il «renifle dans le cou pour voir quelle odeur ont les rousses», «passe une main derrière le dos», et son «dégoût» face aux gestes de l’homme en question.

Cover Média/lematin.ch

Créé: 20.02.2020, 10h22

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.