Dimanche 22 avril 2018 | Dernière mise à jour 21:50

Jason Bateman Les confessions du fils de Charles Ingalls

Après «La petite maison dans la prairie», Jason Bateman a ensuite connu un long passage à vide. Mais en a tiré une leçon.

Grande amie



Jason Bateman et Jennifer Aniston sont très proches. C’est elle qui a prononcé le discours quand il a reçu son étoile à Hollywood. Disant de lui: «C’est l’un des hommes les plus adorables qui soient, toujours à l’écoute, authentique. Et qui vous fait rire plus que n’importe qui d’autre.»

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Devenu célèbre à 12 ans grâce à «La petite maison dans la prairie» avant de tomber dans l’oubli à l’âge adulte, Jason Bateman a su se refaire une place à Hollywood. Lui qui fêtera son demi-siècle en janvier 2019, enchaîne aujourd’hui les rôles. Dès demain, il est à l’affiche de «Game Night». L’occasion de discuter avec lui du second souffle de sa carrière. Mais aussi de ses amitiés célèbres.

L'interview en vidéo

Vous avez été une star dès l’enfance. Quel conseil auriez-vous aimé que l’on vous donne dans votre jeunesse?

J’aurais aimé qu’on me dise de rester humble et d’apprécier ma carrière. J’ai beaucoup bossé dans l’enfance et je croyais que cela ne s’arrêterait jamais. Mais ça s’est arrêté. Pendant des années, on ne voulait plus de moi. J’ai eu une traversée de désert, comme on dit à Hollywood, qui m’a fait redescendre sur terre et retrouver mon humilité. Heureusement pour moi, on m’a proposé la série «Arrested Development» en 2003 qui a relancé ma carrière et m’a donné une seconde chance.

C’est vrai que vous avez démarré enfant en jouant le petit James Cooper, adopté par la famille Ingalls dans «La petite maison dans la prairie»…

Et cela fera 30 ans en 2020, donc autant vous dire qu’il s’en est passé des choses depuis! Les années de mes débuts n’étaient qu’insouciance, mais les années 1990 ont été plus complexes. Je n’ai jamais arrêté de bosser totalement, mais j’avais du mal à trouver des projets fascinants. J’ai deux filles dont une préado qui a la fibre artistique (ndlr: Francesca, 11 ans et Maple, 6 ans). J’aime l’accompagner à ses cours de danse par exemple, mais je ne voudrais pas qu’elle commence à auditionner. Il faut avoir la tête sur les épaules et être prêt à être constamment rejeté dans ce business.

Jennifer Aniston ou encore Charlize Theron parlent de vous comme du partenaire idéal. Votre épouse, Amanda Anka, n’est-elle jamais jalouse de toutes ces femmes qui vous entourent?

Jen est ma copine, mais Amanda est tout aussi amie avec elle que moi. Ces femmes, comme vous dites, sont des collègues qui sont devenues des amies au fil des années, mais il n’y a aucune ambiguïté entre nous. On me parle régulièrement de Jen ou de Charlize, mais je pourrais vous citer des dizaines de gars célèbres qui sont aussi des potes. Quand on parle de la grande famille de Hollywood, c’est vraiment de cela qu’il s’agit. On se croise à des soirées, on tourne ensemble, parfois on est voisins… des affinités peuvent se créer. Mais comme toutes les familles, il y a aussi le tonton qu’on ne supporte pas ou la cousine qui se prend pour ce qu’elle n’est pas.

Et vous faites référence à qui en parlant de tonton ou cousine?

Personne en particulier, mais j’ai une petite liste en tête. (Il éclate de rire.) Si j’écris mes Mémoires à la fin de mes jours, j’aurais des trucs à raconter.

Que faut-il faire pour réussir à conserver ces amitiés dans cet univers du showbiz?

Chacun est différent, mais moi, je traite tout le monde de la même manière, acteur, technicien, figurant. Il n’y a pas de star sur un plateau, juste des gens qui bossent. Chacun a son talent. Je reste souvent en bon contact avec tous mes partenaires car je ne fais pas d’amalgame entre la fiction et la vraie vie. Après le travail, nous avons chacun nos joies et peines. La star n’est que la partie visible de l’iceberg d’une personne connue.

Votre film s’appelle «Game Night» (voir ci-dessous). Dans la vraie vie, vous passez aussi des soirées à jouer chez Kristen Bell et Dax Shepard, un autre couple célèbre qui compte parmi vos amis.

Exact. Mais c’était il y a quelques années avant qu’ils deviennent parents car c’est plus dur de s’amuser au salon avec des bébés qui dorment à côté. Kristen et Dax font partie de ces artistes que j’adore car ils sont tout à la fois très drôles et très sérieux dans leurs jobs comme je m’efforce de l’être.

Justement, vous êtes connu pour garder votre sérieux en toutes circonstances même dans les scènes les plus délirantes. Quel est votre truc?

Il faut simplement que je rentre dans la peau du personnage et que je me dise qu’il n’y a rien de drôle dans ce qu’il vit. Si je pouffe au premier gag, plus personne ne croira à mon personnage. Une comédie doit être hilarante pour les spectateurs, pas les acteurs. Sinon, c’est que vous êtes mauvais.

Est-ce que «Game Night» était drôle dès la première lecture du scénario?

C’est souvent un travail de collaboration. Le script était drôle mais, une fois sur le plateau, chaque acteur s’approprie son personnage et peut changer des répliques ou improviser parfois.

Êtes-vous un bon joueur dans ces soirées où tel Hercule Poirot vous devez trouver qui est le prétendu assassin autour de la table?

Non, je ne suis pas très bon car je n’ai pas vraiment l’esprit de compétition dans les jeux. Chaque fois que je participe à ce genre de soirées, je passe davantage de temps à observer les autres. C’est un défaut professionnel car un bon comédien observe les faits et gestes des gens pour s’inspirer avant un film. Gagner ou perdre n’est pas important pour moi.

Jason Bateman ressuscité dans une scène d'anthologie de la saison 8 de «La petite maison dans la prairie»

(Le Matin)

Créé: 17.04.2018, 14h01


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