Mardi 19 février 2019 | Dernière mise à jour 15:11

Interview Un Fribourgeois participe à «The Voice»!

Gjon va tenter sa chance lors des auditions à l'aveugle, samedi soir sur TF1. Qui est ce jeune artiste au futur prometteur?

Découvrez l'audition à l'aveugle de Gjon's tears ci-dessous.

Découvrez l'audition à l'aveugle de Gjon's tears ci-dessous. Image: Bureau 233 / ITV / TF1

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«J'ai hâte de voir comment cela va se passer.» Gjon's tears (de son vrai nom Gjon Muharremaj), 20 ans, a encore du mal à imaginer qu'il a été retenu pour participer à une audition à l'aveugle à «The Voice» France.

Ce jeune homme de Broc (FR) se voyait plutôt intégrer la Haute Ecole Pédagogique pour enseigner à l'école secondaire. De sa voix enjouée (où l'on distingue un petit accent gruérien), il explique avoir pris une année sabbatique pour se concentrer sur sa musique. On lui a passé un coup de fil juste avant le lancement de cette 8e saison, le samedi 9 février, à 21 h sur TF1.

Quel effet cela fait de participer à «The Voice»?

Je suis vraiment content. Je me sens prêt et je n'ai pas peur de perdre. Durant les auditions à l'aveugle, je ne pensais pas à la suite. On s'est tellement bien occupé de moi. Je me suis dit: «Quoi qu'il arrive cela me fera de la bonne pub.»

Comment êtes-vous tombé dans la musique?

Je devais avoir 8 ans. Un jour, on a fait un exercice en classe pendant lequel on devait expliquer son hobby. J'ai réalisé que je n'en avais pas. Je me suis dit que ce n'était pas normal, ça m'énervait! J'ai essayé le patin à glace, le karaté, le foot, mais au final, le moment où j'ai vraiment eu un déclic c'était lorsque j'ai commencé le piano.

C'était une révélation?

Pas tout de suite. Il a fallu que mon grand-père, qui habitait au Canada, vienne me rendre visite. Je voulais lui jouer un morceau et, sans faire exprès, j'ai touché le piano électronique qui s'est mis à jouer tout seul «Can't Help Falling In Love» d'Elvis Presley. Mon grand-père a rapidement reconnu la chanson et m'a demandé d'apprendre les paroles. Je l'ai chantée avant son départ et il était en larmes.

Comment vous êtes-vous senti?

Important. J'ai cru que j'avais un superpouvoir. Lui m'a répondu: «Je vais faire en sorte que ça se passe bien pour toi. Ça ne va pas s'arrêter là.» Mon nom d'artiste, Gjon's tears (ndlr: Les larmes de Gjon en anglais), vient de ce moment.

Et vous avez ensuite tenté des télé-crochets?

Justement! Mon grand-père est parti en Albanie (ndlr: son pays d'origine) et m'a téléphoné pour me dire qu'une émission était intéressée. J'étais tout excité et un peu craintif... Finalement, ça s'est fait et il y a un autre show qui m'a contacté, «Albanians Got Talent», où je me suis classé 3e. Puis il y a eu un effet boule de neige et j'ai aussi participé aux versions française et suisse.

Vous aviez déjà de belles influences à un si jeune âge.

Il faut savoir que j'étais un peu bizarre enfant. (Rires.) J'avais des vinyles de Mozart, Beethoven, Rachmaninov et surtout de Bach. Je les écoutais presque tous les soirs pendant deux heures.

Aujourd'hui qui sont vos influences?

Ce qui fait la grandeur du chanteur est son écoute. Je pense qu'il est important d'avoir l'esprit ouvert. J'adore tout ce qui est musical. Pour moi, chaque chanson est comme une œuvre d'art. Et même quand je n'aime pas, j'essaie de comprendre pourquoi. Par exemple, le metal ne me touche pas particulièrement, mais j'adore aller à un concert de metal. Les gens y sont beaucoup plus transportés par la musique.

Qu'est-ce qu'on trouve dans votre téléphone?

Damso, Christine and the Queens, Bach, Mozart, Juliette Armanet, Eddy de Pretto, Rihanna, Amy Winehouse, Pascal Auberson... C'est varié!

Qui vous a inscrit à «The Voice»?

Il y a toute une histoire! Entre 12 et 19 ans, je suis resté en retrait de la scène. J'étais plutôt à l'écoute. À 19 ans, je suis entré à la Gustav Académie (ndlr: une association fribourgeoise qui aide à lancer de nouveaux artistes, présidée par le chanteur Gustav). C'était génial. J'ai travaillé pour la première fois en groupe, mais j'avais soif d'aller plus loin. Du coup, ma mère m'a inscrit à l'émission sans me le dire. Elle a envoyé une vidéo tournée avec mon groupe. J'avais l'impression qu'elle m'avait compris sans même que je lui dise quoi que ce soit. Et un jour, elle m'appelle et me dit: «Tu as été pris! «The Voice» t'appelle dans 15 minutes!» Je n'ai rien compris. (Rires.)

Et vous avez foncé?

J'ai eu un doute. Vu de l'extérieur, «The Voice» est une énorme machine. J'avais peur de me ramasser. Puis je me suis dit: «C'est maintenant ou jamais.» J'ai pris la chose très au sérieux. J'ai bossé dur et je suis assez fier du résultat.

La production de «The Voice» a dévoilé son passage devant le jury en avant-première. Le jeune chanteur a tout simplement illuminé le plateau. Il a interprété à sa manière «Christine» de Christine and the Queens et a réussi à convaincre les quatre coachs. Qui va-t-il choisir? Regardez!

(Le Matin)

Créé: 08.02.2019, 11h54

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