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VIE Gégé se confie: DSK, le cinéma et Poutine

Gérard Depardieu explique à propos du film «Welcome to New York», librement inspiré de l'affaire DSK, avoir accepté le rôle pour raconter ce qu'il y avait derrière l'affaire, «la tragédie d'un homme au faîte de la puissance et piégé par ses pulsions».

Image: Keystone

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Dans un entretien à paraître mercredi dans «Télérama», l'acteur raconte ainsi ne pas s'être «précipité dans Welcome to New York avec gourmandise. J'étais quand même un peu dégoûté». «Mais ce n'est pas mon genre non plus de jouer les redresseurs de torts.»

L'affiche montre l'acteur de dos les mains menottées

«C'est surtout ce qu'il y a derrière l'affaire qui m'a intéressé: la tragédie d'un homme au faîte de la puissance et piégé par ses pulsions, parce que ne les remettant jamais en question, trop sûr de lui», dit-il. L'acteur explique n'avoir revisionné aucune des images qu'on a prises de DSK, et n'avoir rien lu, «sauf le descriptif qu'a fait le FBI des événements». «Le reste, de ses explications avec Claire Chazal à celles, plus récentes, d'Anne Sinclair avec Laurent Delahousse, m'a semblé truqué jusqu'à l'obscène», estime-t-il. «De toute façon, on est souvent meilleur dans les rôles qu'on n'aime pas. On n'y est pas piégé par l'affect», poursuit Depardieu qui voulait aussi «montrer le drame d'être traqué puis inculpé. Qui qu'on soit».

Pour Depardieu encore, le réalisateur Abel Ferrara «appartient à la race des Fassbinder et Ferreri», des auteurs radicaux allemand et italien qui ont marqué les années 60/70. Il fustige le cinéma français et les films qu'il voit ou ceux qui le font estimant: «Le cinéma français est dirigé par des HEC ou des énarques qui ont oublié le sens du récit.» Il annonce cependant qu'il sera du prochain Abdellatif Kechiche «parce que c'est un passionné». Le réalisateur qui a reçu la Palme d'or l'an dernier à Cannes pour «La vie d'Adèle», travaille sur l'adaptation d'un livre de François Begaudeau.

La vie et les avis

Gérard Depardieu revient aussi sur la polémique née après son exil fiscal, il raconte qu'il n'était pas là quand «la presse et certains petits chiens se sont déchaînés. Leur violence m'a surpris mais j'ai été flatté par le soutien des femmes que j'aime comme Catherine Deneuve».

Enfin, à propos de Vladimir Poutine, il estime que ce n'est pas un dictateur. «Pour moi ne sont vraiment dictateurs que ceux qui affament leur population, donc Poutine n'est pas un dictateur.»

Le film signé Abel Ferrara sortira le 17 mai en vidéo à la demande

(afp/Le Matin)

Créé: 07.05.2014, 11h32

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