Mercredi 19 février 2020 | Dernière mise à jour 17:33

Interview Hugh Laurie: «Je me sens bien à la télé»

L'inoubliable Dr House revient sur le petit écran avec «Avenue 5», une série de science-fiction loufoque. Il nous parle du tournage, de son passage au Montreux Jazz en 2012 et de ses futurs projets.

Hugh Laurie incarne le capitaine d'un paquebot touristique de l'espace dans son nouveau feuilleton diffusé sur OCS dès ce 20 janvier.


Hugh Laurie avec notre correspondant aux USA, Henry Arnaud

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Créée par Armando Iannucci, la série «Avenue 5» débarque sur OCS à partir du 20 janvier. Le titre du show est tiré du nom d'un immense paquebot dédié au tourisme spatial, commandé par le capitaine Clark (Hugh Laurie). Sur la route vers Saturne, le voyage prend une tournure chaotique et l'incompétence du personnel de bord va envenimer les choses.

Qu'est-ce qui vous a attiré vers «Avenue 5»?

J'ai aimé collaborer avec Armando Iannucci sur ce projet. Nous avons la même forme d'humour et j'ai adoré faire des apparitions depuis 4 ans dans la série «Veep» avec Julia Louis Dreyfus dont il était le boss. Lorsqu'il m'a annoncé qu'il arrêtait cette série en 2019 mais qu'il avait écrit un script de science-fiction, j'ai voulu le lire.

Quelle est l'originalité de cette série?

L'action se passe dans un futur proche et je suis le capitaine d'un paquebot de l'espace en charge de nombreux touristes dans la galaxie. Tout pourrait être pris très au sérieux, mais chaque épisode est prétexte à rire. Il y a une forme d'humour noir comme dans le film «La mort de Staline» qu'il avait également réalisé. J'ai fait également une apparition dans son dernier long métrage «The Personnal History of David Copperfield». Je me retrouve à fond dans son écriture. «Avenue 5» est notre troisième travail commun. Armando utilise souvent des acteurs avec lesquels il a bossé auparavant ce qui donne une atmosphère de famille sur le plateau et permet d'avancer vite sans avoir à apprendre à se connaître ou à répéter des heures.

Est-ce facile pour vous de rester sérieux ou éclatez-vous de rire lorsqu'une scène se prête à un gag loufoque?

Je pense avoir la force de garder mon sérieux sans même esquisser un sourire devant les caméras. Dans l'un des épisodes de «Avenue 5», nous devons expulser dans l'espace les déjections des passagers pour nous protéger de radiation solaire. Dans un autre, une erreur de pilotage modifie la trajectoire du vaisseau spatial et le voyage de quelques semaines devient une expédition de 3 ans. J'en rigole en regardant l'épisode sur ma télé, mais en plateau je suis imperturbable.

Vos fans attendent depuis longtemps une seconde saison de «The Night Manager». Est-ce pour bientôt?

J'ai donné mon accord de principe et je sais que Charles Cumming a commencé à écrire une ébauche pour une saison 2, mais toute l'équipe d'acteurs comme d'auteurs et producteurs a de multiples projets. Le plus compliqué sera d'arriver à coordonner nos emplois du temps. Difficile mais pas impossible d'autant plus que John Le Carré lui-même a donné son accord pour que son œuvre soit adaptée sur le petit écran si une suite voit le jour.

La première saison de «Night Manager» avait été en partie tournée à Zermatt. Quel est votre meilleur souvenir en Suisse?

Mon meilleur souvenir n'est pas lié à la comédie mais à la musique. J'avais été invité à participer au Montreux Jazz en 2012. Me produire sur la scène de ce lieu mythique reste comme l'un des meilleurs moments de ma carrière de musicien.

Que dire du retour de «Dr House» pour un film ou téléfilm?

Il ne faut jamais dire jamais mais ne rêvez pas, Noël est derrière nous (NDLR : Hugh éclate de rire). Je sais à quel point le Docteur Gregory House a été aussi apprécié par le public francophone mais cela restera un excellent souvenir de ma carrière. Je crois pouvoir dire sans me tromper qu’après 176 épisodes nous avons épuisé les histoires originales. Le producteur David Shore est passé à autre chose («The Good Doctor») et moi aussi. Perso, je n'aurais plus la motivation de consacrer 10 mois sur 12 de l'année à une série comme «Dr House». Voilà une autre raison qui m'a poussé vers «Avenue 5». J'ai donné trois mois pour tourner la première saison et j'ai pu changer de personnages sur un projet suivant.

Et si David Shore vous appelle pour vous dire qu'il écrit un film sur «House» ?

Si David m'appelle, je prendrais le temps de lire son script car il est un ami. Mais il faudrait vraiment qu'il me propose une idée ultra-originale pour me tenter. Et je dirais non si cela demandait plusieurs mois d'engagement de ma part.

Justement, on annonce votre arrivée dans une autre série avant la fin 2020, «Roadkill». De quoi s'agit-il?

C'est une coproduction anglo-américaine sur un politicien conservateur charismatique qui est sur le point de remporter les élections au Royaume Uni avant que sa victoire soit compromise par des détails sur son intimité qui sont ébruités dans les médias. Toute ressemblance avec un homme politique est bien sur fortuite. (Rires.) En Angleterre, nous avons l'habitude de nous limiter à 4 ou 5 épisodes par an et c'est parfait car cela donne un sentiment de mini-série événementielle sans créer de lassitude auprès des téléspectateurs.

Quel est votre processus pour passer ainsi d'un rôle à un autre en quelques semaines en allant d'une comédie à un drame ou une série futuriste?

Je me sens bien à la télé. Incarner des hommes différents est à la base du métier de comédien. Il n'y a rien de plus motivant pour moi que de recevoir une proposition qui me demande d'être un autre gars que dans le tournage que je viens de terminer. Et ma famille vous dirait que plus j'alterne les personnages différents et plus je suis un gars stable à la maison car je peux extérioriser ma folie devant des caméras au lieu de tourner en rond chez moi.

Henry Arnaux, Hollywood

Créé: 18.01.2020, 13h24

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