Vendredi 23 août 2019 | Dernière mise à jour 10:43

France «Bande de bâtards»: Mathieu Kassovitz devant les juges

L'acteur et réalisateur avait dénoncé un dispositif de 24 policiers dans un tweet injurieux. Il comparaît devant la justice ce mercredi.

Mathieu Kassovitz, le 19 mai au Festival de Cannes.

Mathieu Kassovitz, le 19 mai au Festival de Cannes. Image: AFP

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L'acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz sera jugé jeudi au tribunal correctionnel de Paris pour injure publique envers la police, pour un tweet raillant une opération antidrogue dans un hôpital psychiatrique de Nantes en décembre 2017.

Une quinzaine de policiers avaient déposé plainte «à titre personnel» pour «outrage» contre Mathieu Kassovitz qui les avait traités de «bande de bâtards» sur le réseau social dans la nuit du 23 au 24 décembre.

C'est sur ce compte twitter, aujourd'hui fermé, que l'acteur phare du «Bureau des Légendes» a multiplié ces dernières années des prises de positions et déclarations souvent polémiques et outrancières.

Mathieu Kassovitz devrait être présent à l'audience de jeudi, selon son avocate.

Plusieurs plaintes contre le réalisateur

Le réalisateur du film «La Haine» réagissait à une publication de la Direction départementale de la Sécurité publique de Loire-Atlantique, faisant état des résultats d'une opération de sécurisation et de recherche de stupéfiants à l'hôpital psychiatrique Saint-Jacques, lors de laquelle 24 policiers ont été mobilisés et 7 grammes de résine de cannabis découverts dans la chambre d'un patient.

«Bande de bâtards. 7g !!! 24 policiers !!!!! Vous êtes une belle bande de bon à rien @Police nationale» (sic), avait tweeté Mathieu Kassovitz, s'attirant la colère de syndicats policiers.

Le syndicat de policiers Alliance avait aussitôt annoncé qu'il se constituerait partie civile au procès au côté «des collègues qui ont déposé plainte». De son côté, le syndicat Unsa Police avait demandé au ministre de l'Intérieur d'alors, Gérard Collomb, que des «mesures soient prises afin que ce type de comportement soit systématiquement poursuivi».

Le préfet Eric Morvan, directeur général de la police nationale, avait exprimé son «soutien» envers les policiers de Nantes ayant déposé plainte, ajoutant que «le commentaire est libre, bien sûr, mais l'insulte inutile».

«M. Kassovitz, notre engagement est total pour assurer, 7 jours/7, 24h/24, la sécurité de chaque citoyen, y compris la vôtre et celle de ceux qui vous sont chers», avait également écrit la Police nationale sur son compte Twitter.

«Merci les gars. Ma famille et moi même allons très bien et la seule raison d'avoir affaire à vous c'est si vous m'arrêtez à 24 avec 7g de haschish dans la poche. #bonnes fêtes», avait répondu Mathieu Kassovitz.

(afp/nxp)

Créé: 22.05.2019, 13h14

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