Mercredi 19 février 2020 | Dernière mise à jour 16:35

Lauriane Sallin «Le mannequinat ne m'intéresse pas»

Passionnée d’archéologie, Miss Suisse 2016 vient de Belfaux (FR), est une amoureuse de l’art et admet parler parfois un peu trop.

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Election de Miss Suisse 2015

Election de Miss Suisse 2015 Douze candidates étaient en lice, samedi soir à Bâle, pour devenir la reine de beauté du pays.

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Enfin un doublé romand!

Comme à chaque fois qu’une Romande ou une Tessinoise rend sa couronne de Miss Suisse, on se dit que la nouvelle lauréate sera forcément Alémanique. Car les non-germanophones auraient plus de peine à s’imposer outre-Sarine, où se trouve la majorité des contrats.

Surprise, samedi à 22 h 30, Miss Suisse est de nouveau Romande! La Fribourgeoise Lauriane Sallin succède à la Vaudoise Laetitia Guarino. Deux francophones de suite: du jamais-vu depuis 1980.

Coïncidence: Lauriane est la première Miss à être élue par le public. En récoltant 40,5% des suffrages, malgré des réponses en français dans un show en suisse allemand, elle semble avoir à elle seule comblé le fossé de rösti. Son sourire franc, son élégance, sa force malgré le drame qui l’a endeuillée ont séduit. Pas de guéguerre linguistique: le public a démontré qu’il fallait élire sa favorite. Sans tenir compte de son origine.

En donnant la parole au public, on nous permet de rêver d’une totale égalité des chances. Voire d’une 3e Romande, l’an prochain, pour un triplé historique. Impossible? On serait toujours loin des dix Miss alémaniques qui se sont succédé de 1995 à 2005.?

Trinidad Barleycorn, cheffe de la rubrique people.

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Encore une Romande cette année!

C’est exceptionnel! Je pense que le challenge a été relevé, personne n’y croyait et c’est arrivé. Je suis très fière et espère être à la hauteur car Laetitia a placé la barre haute.

Comment se sont déroulées ces premières heures?

Je n’ai pas beaucoup dormi, je me suis couchée vers 3 h du matin. Mais le pire était ma douleur aux pieds. (Rires.) Dimanche matin, l’équipe est venue ouvrir les rideaux dans ma chambre vers 6 h 30, j’ai vu le lever du soleil avec mon copain, un ciel bleu… J’étais encore dans un rêve. Puis j’ai enchaîné les interviews.

Comment avez-vous rencontré votre chéri, Nathy?

C’est mon amoureux depuis six ans. Un jour, mon père devait effectuer un travail dans le jardin et Nathy, qui travaille pour mon papa comme maçon (ndlr: son père est contremaître en bâtiment) est venu lui prêter main-forte. Il faut savoir que ce jour-là, je n’étais pas censée rentrer à la maison car je suivais un cours de sculpture sur métal, mais j’ai changé d’avis. Et lorsque je suis arrivée chez moi, il était là. Comme mon père était son supérieur, on a pris un peu de temps avant de se mettre ensemble. La situation était un peu délicate. (Rires.)

En parlant de votre famille, vous avez perdu votre sœur aînée, Gaëlle, en début d’année suite à un cancer du cerveau.

Oui, elle m’avait d’ailleurs demandé de m’inscrire au concours et j’avais un devoir envers elle. Lorsque l’on apprend que sa sœur est malade et qu’on la voit s’éteindre à 24 ans, toute la famille est malade avec elle. Cette épreuve a duré sept ans et m’a appris à profiter de chaque moment au maximum. J’ai envie de partager au sujet de cette expérience durant mon règne.

Avez-vous une passion?

Je m’intéresse à l’art, mais surtout à tout ce qui touche à l’Antiquité. J’ai eu la chance de suivre un cours d’archéologie l’année passée et mon professeur nous a proposé de l’accompagner en Grèce pour un projet d’un mois cet été. Je pensais n’avoir aucune chance, mais mon courriel a été plutôt persuasif. Après cette expérience incroyable, j’ai de nouveau effectué un stage d’archéologie en septembre à Delos, une île grecque.

Allez-vous réorienter vos études?

J’adore la littérature, la langue française et l’histoire de l’art (ndlr: elle vient de terminer sa première année de bachelor), mais j’ai désormais envie de devenir archéologue. Donc oui, je vais changer un peu mon parcours.

Vous n’imaginez pas une carrière dans le mannequinat?

Non, le mannequinat ne m’intéresse pas forcément. Par contre, je trouve le côté artistique de la mode intéressant. J’aime créer et j’aime mettre ma patte. Pour moi, les vêtements sont un jeu, un moyen d’expression à part entière. Si on m’oblige à porter quelque chose, je me sens un peu dépouillée de mon style. Pourquoi suivre la tendance? On est libre de porter ce que l’on veut.

Pourquoi Miss Suisse?

Je me suis inscrite suite à un coup de pied aux fesses d’une copine. Elle m’a fait comprendre que c’était un bon moyen pour véhiculer mes idées. J’aimerais montrer quelle est ma vision de la femme et qu’être une femme n’est pas une limite. Je ne veux pas être cloisonnée à un rôle.

Qu’appréciez-vous le plus en Suisse?

C’est le côté multiculturel. Plus j’avance dans la vie et plus je me rends compte de notre chance. Nous avons quatre langues nationales, un côté traditionnel et moderne… même notre paysage est très diversifié. On vit avec des différences dès le départ et c’est chouette!

Vos qualités et vos défauts?

Je suis une personne positive en général. Concernant le défaut, je parle trop. Beaucoup trop. En deuxième du cycle d’orientation, une copine m’avait dit qu’elle avait complètement arrêté de m’écouter sinon elle aurait raté son année. (Rires.) C’est vrai que j’ai une faculté à rebondir très facilement sur tous les sujets.

De quoi raffolez-vous?

Le massepain! Je commence toujours par un petit bout et soudain tout a disparu. J’en ai même fait des crises de foie.

Vous vous rappelez d’une de vos bêtises?

Enfant, j’étais terrible et têtue. Par exemple, on avait des brocolis dans le jardin et j’ai eu une période où je coupais tout. Des fleurs, des feuilles… et je vous laisse imaginer ce qui s’est passé. Lorsque mon père m’a demandé si j’étais la coupable, j’ai tout nié en bloc.

Qu’allez-vous faire des 120 000 francs que vous allez gagner cette année?

Oh, je ne savais même pas qu’on gagnait autant! Je vais certainement mettre de côté. Si j’ai la possibilité de reprendre mes études sans pour autant devoir travailler à côté ce serait génial. Je pourrais alors me concentrer à 100%.

Créé: 09.11.2015, 10h23

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