Mardi 7 avril 2020 | Dernière mise à jour 19:38

Musique Nouvel imbroglio dans l'héritage de Johnny

Le gel des royalties formulé mardi par les aînés du chanteur a été éclipsé par la démission du gérant du trust regroupant une partie des biens de la star.

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La Bank of America a renoncé à gérer le trust regroupant une partie des avoirs de Johnny Hallyday en Californie, a-t-on appris mardi lors d'une audience sur cette bataille procédurale. Ce trust est au coeur du litige entre la veuve du chanteur et ses deux aînés.

«Bank of America a démissionné de ses fonctions de trustee (gérant du trust, ndlr) le 21 novembre 2018», a annoncé l'avocat de la banque américaine à l'ouverture d'une audience à Paris, consacrée à la demande de David Hallyday et Laura Smet de geler les royalties générées par les ventes d'albums de leur père.

Aucune raison officielle n'a été avancée, mais les avocats des deux camps ont expliqué ce retrait par l'existence d'une bataille judiciaire en France impliquant ce trust baptisé JPS (pour Jean-Philippe Smet, le vrai nom du chanteur).

Depuis plusieurs mois, Laura et David contestent la succession de leur père, décédé en décembre 2017, qui a tout légué à sa dernière épouse Laeticia et leurs deux filles Jade et Joy. En avril, ils ont obtenu en justice le gel des propriétés françaises du chanteur ainsi que ses droits d'auteurs.

Mardi à Paris, ils demandaient en urgence le gel de 75% des revenus tirés des ventes d'albums, dont le dernier sorti à titre posthume, «Mon pays c'est l'amour», s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires en quelques semaines et a réalisé le meilleur démarrage d'un album en France. La décision a été mise en délibéré au 18 décembre.

Un «coffre-fort»

L'avocat de Laeticia, Me Ardavan Amir-Aslani, a prévenu qu'il faudra «des mois» pour trouver un nouveau gérant du trust. Le trust JPS, établi en Californie au seul bénéfice de Laeticia Hallyday, est au centre des inquiétudes formulées par les avocats de Laura Smet et David Hallyday, qui craignent que cette structure juridique ne soit un «coffre-fort» dont aucun avoir ne pourra jamais être extrait.

Il regroupe aujourd'hui une partie du patrimoine du chanteur. Mais Bank of America, en sa qualité de gérant du trust, avait formulé en juillet une demande pour qu'y soient transférés d'autres avoirs: des Harley Davidson, voitures de luxe, mais aussi les redevances dues sur les ventes d'albums par les maisons de disque Warner, Universal et Sony.

Une audience doit avoir lieu le 22 janvier en Californie pour décider du transfert de ces avoirs dans le giron du trust, raison pour laquelle les aînés Hallyday avaient formulé cette demande de gel des royalties. (afp/nxp)

Créé: 27.11.2018, 17h12

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